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Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

Botanique et idées claires sous un ciel sombre. (*Far-Out / toujours un peu plus loin...)


Edward Hopper an American réalist

Publié par JCR sur 12 Avril 2007, 18:12pm

Catégories : #Mon petit Liré

Hopper-house.jpg
clic - youtube

Un magnifique montage vidéo à partir des toiles de Edward Hopper sur le jazz de Benny Goodman "Sing, sing, sing" (mettez le son).

8'36" de pur bonheur pour les amateurs du réaliste américain désabusé, obsédé par les femmes, la solitude et le vide sous des lumières extraordinaires. A découvrir.

Ci-dessous, la (probablement critiquable) traduction du texte du poète américain Edward Hirsch qui conclue l'animation:

La maison près de la voie de chemin de fer

Simplement posée là, en plein midi, la maison étrange et maladroite a l'expression de quelqu'un qui fixe quelque chose. Quelqu'un qui retient sa respiration, à bout de souffle, dans l'espérance. Cette maison a honte. Honte de ses fantastiques mansardes sur le toit et du pseudo porche gothique, honte de ses épaules et de ses grandes mains maladroites.

L'homme derrière le chevalet est implacable. Il est aussi brutal que que la lumière du soleil.

La maison a dû faire quelque chose d'horrible aux gens qui habitaient là. Parce que, à cette heure, elle est si désespérément vide. Elle a dû faire quelque chose au ciel, parce que le ciel aussi est complètement absent et vide. Il n'y a ni arbres, ni arbustes nulle part, la maison a dû faire quelque chose à la terre.

Il n'y a rien d'autre que des rails de chemins de fer qui tracent droit l'éloignement. Aucun train ne passe.

L'étranger revient chaque jour à cet endroit, jusqu'à ce que la maison comprenne que l'homme est aussi désemparé qu'elle, désolé et honteux. La maison l'a alors regardé bien en face et la toile blanche a lentement pris l'expression de quelqu'un de troublé, quelqu'un qui retient sa respiration sous l'eau. Un jour l'homme disparaît, il n'est plus qu'une ombre de la fin de l'après midi qui traverse les rails et trace son chemin dans l'étendue qui s'assombrit.

L'homme peindra d'autre maisons abandonnées et des cafétérias évanouissantes et des mauvaises enseignes de devantures aux coins des rues des petites villes. Ils auront toujours la même expression. L'air complètement mis à nu de quelqu'un qui reste fixer quelque chose, quelqu'un d'américain, de maladroit.

Quelqu'un sur le point de se retrouver seul, encore une fois, et qui ne peut plus le supporter.

Edward Hirsch (wiki-ang); "sing sing sing" Benny goodman (wiki); Edward Hopper (wiki) "American réalist"

via growabrain
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Commenter cet article

le pas sage 15/04/2007 07:28

bravo
tu es dans le Top5 de l'annuaire du Pépère
bon dimanche

JCR 15/04/2007 10:37

Cool, faut que j'assure maintenant...

le pas sage 14/04/2007 07:11

salut
une bonne nouvelle
tu es 1er sur l'annuaire du Pépère
bravo et bonne journée

JCR 15/04/2007 10:35

Waiiiii, merci à toi et à tous, :))

Celtica 12/04/2007 23:01

Je ne connaissais pas ce peintre, il y a certaines toiles que j'aime beaucoup et effectivement la lumière est extraordinaire. Je ne connaissais pas Hirsch non plus (ça fait un peu inculte tout ça, ahem, bref...) et la je suis scotchée, magnifique ! Merci pour le cours du soir ;-)

JCR 15/04/2007 10:32

J'avoue que je ne connaissais pas Hirsh non plus... Hopper a des toiles hyper fameuses comme le comptoir qui fait l'angle qui avait été reprise avec les figures de Bogart, Marilyn Monroe et James Dean. Je trouve ce montage terrible, Benny Goodman en plus... Content que ça t'ai plu ;)

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