Les myosotisont envahi
le moindre espace vide de leur coin de jardin, comme une marée bleue qu'on oublie pas, à travers laquelle seules les tulipes et quelques pissenlits, réussissent à percer. Ils tendent leurs
petites oreilles bleues de shtroumpfs et se délectent des bourdonnements des abeilles.
Ils font le bonheur des bourdons qui les écrasent de leur poids. Le bourdon est loin d'afficher la même délicatesse que l'abeille - le
bourdon est balourd! Mais sous son apparence virile de fort des halles, velu et épais, il est triste, le bourdon. Il essaie de se convaincre qu'il n'est pas qu'une grosse cloche. C'est pas si
grave mais ça le mine!
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