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Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

Botanique et idées claires sous un ciel sombre. (*Far-Out / toujours un peu plus loin...)


Sarko, les journalistes et des questions à la con

Publié par JCR sur 2 Octobre 2008, 14:15pm

Catégories : #La France d'après

Le Canard enchainé, 01/10/08

Ça a au moins le mérite d'être clair !

Ils ne sont pourtant pas tellement perfides les Toussaint-Calvi-Bacqué. Ils se tiennent bien sagement, derrière leurs airs patois et leurs indignations programmées, dans la tradition historique de la presse française :

Les quatre cinquième des journaux existants sont subventionnés par des hommes d'affaires
, déclarait Daladier en 1934.

Les agents du Tsar, avant 14, remarquaient déjà "l'abominable vénalité" de la presse française. Lisez les pages sur le "Patronat maitre de la presse et de la vie politique" du prologue du Choix de la défaite, les élites françaises dans les années trente" de Annie Lacroix-Riz.

Il va de soi que, de nos jours, les hommes d'affaires ne se contentent plus de subventionner, ils dirigent directement les groupes de presse, l'édition, les télécommunications. C'est plus facile, Bolloré, Bouygues, Dassault, Rothschild. Dormez tranquile, on vous préviendra...

Ah, "forger les idées", "influencer", "modeler l'opinion publique"... PLus qu'un métier, un sacerdoce (à ronger) ! Je me suis souvent demandé si l'insistance du métier à réclamer la création d'écoles de journalisme, n'avait pour seul but de contrôler l'information, d'uniformiser le langage et éventuellement de caser les siens, de choisir les plus serviles, les plus malléables ou médiocres (rayer les mentions inutiles, ah non, pardon y'a rien à jeter).

Conférence d'Annie Lacroix-Riz sur Le choix de la défaite en vidéo, 11x4'50 chez YouTube. [Vidéo 1]

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Le CPE 06/10/2008 08:31

 Et je dirais même plus, depuis longtemeps, à de très très rares exceptions près.

JCR 11/10/2008 14:26


J'avais croisé un "vieux" journaliste de Ouest France, un qui gardait un pavé dans son bureau en souvenir de mai 68, qui ralait contre le formatage de la nouvelle génération de journalistes qui
sortait des écoles diverses.

"ils ecrivent tous pareil!"

Sa génération sortait de partout, la fameuse et mythique époque du "on te sort par la porte, tu reviens par la fenêtre". Les mecs étaient caractériels et alcoliques il parrait (il en restait
quelques uns...)





Cajou 06/10/2008 02:04

De toutes façon, est-ce que le journalisme, le vrai, ce truc qui cherchait à vérifier les infos, qui grattait derrière le convenu et l'évident, ça n'existe plus ...

JCR 11/10/2008 14:17


Des mecs comme Denis Robert, par exemple... La moindre voix dissonante est virée de la chorale sinon la berceuse elle ne marche pas, le serpent n'est pas charmé...


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