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Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

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Botanique et idées claires sous un ciel sombre. (*Far-Out / toujours un peu plus loin...)


Mystère du jour de mai : Gurdjieff et la "parisienne"

Publié par JCR sur 22 Juillet 2010, 08:01am

Catégories : #Mystère du Jour de Mai

gurdjieff

 

Transmission de l'Orphelinat du 23 septembre 2003 (une lettre et une cassette audio adressées directement au webmaster du site MayDay Mystery Bryan Hance :

 

MP3 - Quicktime, la première partie est en anglais accompagnée d'un courrier (ici).

 

Traduction : Bonjour M. Hance, we meet again (cf. transmission du 13 / 08/ 2003). Cette première partie sera en anglais. La rumeur circule que quelqu'un au Québec pense que j'ai un accent. Cet habitant de la province glacée est-il né à Paris? C'est mon cas. J'ai aussi appris à parler là-bas. Ceci dit, pour une parisienne, les québécois parlent avec un fort accent.

 

Je vais vous raconter une histoire que seul quelqu'un qui a connu Gurdjieff* à Paris pourrait connaître...

 

Vous devez savoir que votre ami qui écrits les annonces dans le journal, n'apprécie pas du tout, ni n'admire en aucune façon Gurdjieff. Que cela soit clair, ce qu'il a écrit ne signifie rien pour eux. Il n'est intéressant qu'en tant que cas d'école en psychiatrie un peu comme une démonstration en géométrie euclidienne. Le but ici est de montrer que j'étais à Paris et que j'y ai effectivement connu cet homme. Bien que j'étais plutôt jeune et innocente à l'époque. Voilà l'histoire.

 

Jusqu'ici j'ai lu ces remarques liminaires préparées à l'avance, parce que l'anglais est l'une de mes deuxième langues. Le français est ma langue maternelle c'est pourquoi je vais simplement vous raconter cette histoire comme je m'en rappelle. Il se peut qu'il y ait des pauses dans le récit au fur et à mesures que les images me reviennent. Voyons si cette personne du Québec peut suivre une histoire racontée par une parisienne, né à Paris... [MP3-Quicktime]

 

L'anecdote est amusante et interressera les sans doute les New Ageux de tous poils qui connaissent le mage charlatan. Ce qui m'interpelle c'est que pour une parisienne née à Paris, elle parle avec un fort accent allemand ou russe et fait des fautes que seul un étranger commettrait, vu le niveau général (éduquée au couvent, assiste aux lectures de Gurdjieff...).

 

Elle assure que ses parents connaissaient Gurdjieff avant sa propre conception (en Russie probablement, voir plus bas). Elle prétend être allée souvent à Fontainebleau, où Gurdjieff avait installé son académie : « Je me souviens très bien le premier jour où mon père et moi y sommes 'T' allés » (aïe!). Elle quittait le couvent les mercredi soirs et « s'acheminait vers Gurdjieff, (correct mais innemployé) à Paris, pour assister aux lectures de Mme De Salzmann.

 

Elle était toujours en retard. Les gens étaient assis par terre en « Lotus position » (anglo-saxonisme).. Un jour il aurait même essayé de l'embrasser elle l'a repoussé et il « s'est en-allé dans la pièce à coté » (s'en-est-allé aurait été plus correct) et leur a donné deux grosses poignées de bonbons...

 

Écoutez le mp3 (Quick Time).

 

 

*G.-I. Gurdjieff, par Julien Darmon dans Nouvelles clés : Figure hautement charismatique de la première moitié du XXe siècle, on a dit de Georges Ivanovitch Gurdjieff énormément de choses ; mais nous ne savons rien. La période la plus environnée de merveilleux, est sa jeunesse à travers ses récits allégoriques et burlesques.

 

Né, vers 1866 dans le quartier grec d’Alexandropol (Arménie russe), de 1885 à 1907, Gurdjieff parcourt le monde ancien, de la Crète au Tibet, en quête de spiritualité. Il fréquente les “derviches tourneurs” ; les bektashis, du Kurdistan ; les yézidis, “adorateurs du diable” ;. Gurdjieff se réclame cependant de la “confrérie des Sarmoung”, fondée à Babylone, dont il aurait retrouvé la trace dans des manuscrits d'un monastère d’Ani, antique capitale arménienne. L’existence de ce groupe n’est attestée que par lui-même.

 

À partir de 1908, il s’installe en Russie. D’une part il se livre à des commerces divers : tapis, caviar, bétail... De l’autre il se présente sous les traits d’un instructeur en sciences surnaturelles. Il élabore son propre système philosophique et symbolique et attire un cercle de disciples : l’écrivain Ouspensky ; le médecin Stjoernval et son épouse ; le compositeur Thomas de Hartmann et son épouse Olga ; Alexandre et Jeanne Salzmann ; le mathématicien Andrei Zaharoff.

 

En 1922, il fait acheter, à Fontainebleau, Le Prieuré des Basses-Loges où se rassemblent quantité d’élèves et une foule d’émigrés russes. Alfred Richard Orage, un autodidacte britannique fondateur de la revue New Age, et Katherine Mansfield, écrivain néo-zélandaise qui y decedera.

 

L’enseignement de Gurdjieff est simple : l’être humain, dans son état de veille habituel, est en sommeil. Il n’est fait que de moi-s éparpillés et contradictoires qui se manifestent au gré des circonstances. Gurdjieff, définit quatre voies pour parvenir à la conscience : la voie du fakir, le corps ; la voie du moine, les émotions ; la voie du yogi, l'intellect ; et la “voie de l’homme rusé”, qui contrairement aux trois premières, n’exige pas de se retirer du monde, mais d'effectuer un travail de détachement, au sein même de la réalité quotidienne. Le travail trouve son expression la plus complète dans les danses symboliques inspirées des rituels soufis.

 

Après la fermeture du Prieuré, en 1935, Gurdjieff s’installe à Paris. Là, dans son petit appartement, il inaugure le rituel, du « toast aux idiots » - Dieu étant l’Unique Idiot. Georges Ivanovitch Gurdjieff meurt, le 3 novembre 1949. Ses deux œuvres majeures, les Fragments et le Belzébuth, ne parurent que l’année de sa mort, son enseignement fut essentiellement oral. Son influence musicale se fait sentir à travers De Hartmann et Schaeffer, le fondateur de la musique concrète.

 


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