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La France d'après

Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 02:43

 

 

 

 
 
  (Google-images)

De 1986 à 2006 - depuis la mort de Malik Oussekine jusqu'à la récente crise des banlieues, Chirac était en poste et la fourchette chronologique est déjà une accusation en soi. Franz-Olivier Giesbert dans « La Tragédie du président, scènes de la vie politique » (Flammarion, 414 p., 20 €) présente le Chirac qu'il connaît bien.

 

J'ai eu envie d'en parler après en avoir lu les bonnes pages dans le Monde.

 

Cela dit, je le prendrais à la bibliothèque quand j'aurais un bras dans le plâtre, faut pas déconner non plus.

 

FO Giesberg présentait son bouquin chez Durand, ce soir. On lui opposait la conjuration des hyènes : Séguéla, désormais vieillard sirupeux et grand Manitou des menteurs, publicitaires média-men et autres communicants et aussi l'ancien beau du gouvernement Raffarin, Ferry, pas Jules, le fameux, l'autre, celui dont on oublie le prénom, le philosophe de salon. Ils lui reprochaient vertement de cracher dans la soupe et de tirer sur l'ambulance mais, surtout, de mettre à jour la collusion, la complicité de la presse et du pouvoir. On lui fit même l'affront, Ô suprême offense, de le comparer au Canard Enchaîné.

 

C'est marrant mais pour moi, ça sonne comme un compliment. François Olivier Giesberg est scandaleux en lui même: Il quitte l'Obs pour l'ennemi direct Le Figaro, dont le président Hersant, avait avalé le canard de ses parents, avec peu d'égards... C'est une personnalité complexe, en tout cas il mène la seule émission littéraire intéressante de la télé normale.

 

Là, il balance des trucs privés, du off, il fait sa petite pute de journaliste et se drape dans l'éthique de la profession pour en miner les fondements. La révélation que la presse ment avec les hommes de gouvernement n'étonne plus personne, la société est donc mure.

 

Quelques exemples tirés des bonnes pages du bouquin, assez parlants:

 


 

Quand il arrive au ministère de l'intérieur (en mars 2004), Dominique de Villepin ouvre tout de suite la chasse au Sarkozy.

 

Il aurait fomenté l'affaire Clearstream de toutes pièces...

 

Il prévient tout de suite Jean-Pierre Raffarin :

 

"Ça y est, on le tient ! Sarkozy, c'est fini. Si les journaux font leur travail, et s'ils ont des couilles, il ne survivra pas à cette affaire-là."

 

Tout ne se passe pas si bien, ce fut en présence de de Villepin, place Beauvau, que Sarkozy éructa :

 

« Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher.  »

 

Classe quand même, faut le dire un truc comme ça, c'est bon pour Tapis !

 

Le temps passe. Vient la composition du gouvernement la meilleure solution, c'est Sarkozy. Il faut passer un pacte avec lui :

 

Chirac : "Je n'ai pas confiance. Il est fou."

 

Il est juste en train de parler du futur chef des flics.

 

Monod : "Non, il n'est pas fou. Juste maniaco-dépressif."

 

Ah bon, ça rassure pour le type le plus dangereux de France, je veux dire au poste le plus dangereux.

 

Quand Chirac reçoit Sarkozy, il lui jette tout à trac :

 

"Tu es la meilleure solution pour Matignon, (bla-bla) Mais (bla-bla) tu es le seul d'entre nous qui peut gagner la prochaine élection présidentielle et, en t'exposant ainsi, je te mettrais en danger. Le plus vraisemblable, dit le président, c'est que je ne serai pas candidat. Dans cette hypothèse, tu auras besoin de moi. »

 

Vraisemblable, hypothèse...Chirac n'a pas renoncé à se représenter ? Pendant ce temps le premier ministre fait de la poésie 'concrète', comme il aime :

 

« La France a envie qu'on la prenne. Ça la démange dans le bassin. Celui qui l'emportera à la prochaine élection (érection ?), ce ne sera pas un permanent de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur." Il pronostique la chute de celui qu'il appelle, selon les jours, le "nain" ou le "nabot", "C'est un fasciste, un fasciste à la française, prêt à tout pour arriver à ses fins." Il compare Sarkozy au général Boulanger : "Un allumeur, un baratineur de soirée dansante, mais il serait bien incapable de faire un enfant à la France. Il n'a rien dans le pantalon. »

 

Tant que c'est pas un petit dans le dos ! Faudrait pas qu'il se méprenne, le Villepin, la France n'a peut être pas envie de se faire enc*** ... Oups, pardon ! Le Villepin se mesure aux burnes, que cela se sache pour savoir où taper en premier.
Mais on ne prendra pas la place de Sarkozy comme ça :

 

« Ça fait trente ans que je me bats. Pour me déloger, il faudra y aller à l'arme blanche. »

 


 

Voilà, juste pour dire qu'ils en ont quand même rien à foutre qu'on crève, ces cons.

Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : La France d'après
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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 20:09

Nous passons en moyenne, 3H30 par jour, devant la télé. Il n'y a pas d'études sérieuses sur les conséquences, à long terme, du bombardement d'électrons à hautes doses. Il génére les ondes alpha du cerveau, qui sont celles de la rêverie, du repos, pas bien méchant ?

Cela dépend de ce que le cerveau perçoit dans cet état d'hyper-receptivité. Difficile d'échapper à la pub à la télé (Médiamétrie !). Un tiers de fidèles sur TF1 et autant pour France-télé, reçoivent les mêmes pubs, les mêmes infos aux mêmes heures. La fréquence journalière ne peut être qu'efficace (surtout à +3db).

Pour un message anti-obèses (vite dit, hin), combien de pubs avec le gros Carlos qui titille le désir morbide... Je vais pas ressortir Freud (il m'a jadis servi a allumer un feu de cheminée, avec tout le respect que je dois à Manuel Vasquez Montalban).
D'autant plus efficace sur les enfants, que nos amis belges ont eu l'idée de copier leurs amis suédois, et d'interdire les messages de Pubs 5mn avant et après les programmes destinés aux enfants sur la RTBF. Voilà pour ceux qui voudraient en savoir plus et signer la
pétition. Les amis de  nos amis sont des amis...

Mais la télé c'est pas que de la pub, c'est aussi beaucoup de daube. Alors du 24 au 30 avril, on éteint la télé... Et voilà, ça fait du bien.

Prends un bon bouquin, mets-toi à la guitare ou à l'aquarelle, lit une BD, discute avec tes gosses, répare l'étagère, range ta chambre, sort c'est le printemps, nettoie devant ta porte et la poutre qui est dans ton oeil, et tu fais ce que tu veux avec le raton-laveur, t'as 3H30 devant toi !


Le texte de la pétition:


lundi 23 janvier 2006, sachant :

— qu’avant l’adolescence l’esprit critique des enfants est en formation et n’est donc pas apte à s’exercer pleinement ;
— que si une réglementation stricte a été élaborée notamment pour ne pas inciter les enfants à reproduire des comportements dangereux c’est bien parce que ceux-ci sont influençables ;
— que la publicité est manipulatrice ;
— que les publicitaires tentent toujours de contourner la loi et qu’il appartient aux pouvoirs publics et aux citoyens de les en empêcher ;
— que la plupart des publicités se déclinent sur le mode de la satisfaction immédiate d’un désir ;
— que la publicité façonne l’enfant comme (sur)consommateur et futur adulte centré sur son seul plaisir ;
— que le message véhiculé par la pub s’oppose très souvent aux principes éducatifs des parents ;
— que donner à l’enfant une place d’agent économique qu’il n’a pas bouscule l’équilibre familial ;
— qu’on ne peut pas croire aux vertus éducatives du matraquage publicitaire ;
— qu’il revient au service public d’avoir une optique citoyenne ;
— que les citoyens contribuent à financer la télévision de service public beaucoup plus que les annonceurs. Ils sont en droit d’exiger un espace télévisuel « déminé » pour leurs enfants.

Les signataires de cette pétition demandent aux autorités compétentes de proscrire, comme cela se fait en Suède, toute publicité destinée aux enfants sur notre chaine publique de télévision (y compris dans les émissions). Ils demandent également le maintien de l’interdiction de toute pub 5 minutes avant et après les émissions pour enfants.

Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : La France d'après
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 21:53
Fuzz ©Kriki 1997

Pêché dans le courrier international

"Sourire, c’est mourir un peu...

Afficher son plus beau sourire face aux clients les plus insupportables, c’est très bon pour garder son poste, mais très mauvais pour la santé. Les vendeurs, hôtesses de l’air et serveurs contraints de déployer des trésors de courtoisie pour souscrire à la règle du client roi sont les plus exposés au “syndrome de l’épuisement professionnel”. La cordialité factice engendre stress, dépression, troubles de la personnalité et affaiblissement des défenses immunitaires, à en croire l’étude menée par le département de psychologie du travail de l’université de Francfort. Il existe une solution, à en croire le Pr Dieter Zapf : aménager des arrière-salles où les employés pourraient laisser libre cours à leur colère."

Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : La France d'après
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Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /2006 00:49

Je transmet tel quel le communiqué de la création du parti pour la décroissance:


ASSEMBLEE CONSTITUTIVE DU PARTI POUR LA DECROISSANCE A DIJON

Le 8 avril à Dijon (Cote d'Or, France),  65 représentants du Parti pour la Décroissance  venus de 10 régions de France, réunis en assemblée générale constitutive ont adopté la Charte constitutive et les statuts du parti.  Le Parti pour la Décroissance conditionne l'écologie à l'humanisme et à la démocratie. Il défend un modèle de démocratie basée sur la subsidiarité et la décentralisation et les valeurs républicaines, humanistes et les droits de l'Homme. Il s'engage contre toutes les formes de totalitarisme et de discrimination. Le Parti pour la Décroissance affirme que l'humanité ne peut continuer à consommer plus que ce que la planète peut lui donner (concept d'empreinte écologique).

L'Assemblée générale constitutive a élu un Conseil national  restreint de 20 membres, qui a désigné  en son sein un secrétaire général, Julien Gonzalez (Nièvre), qui a constitué le Bureau  national : Nicolas Cassagnau (Loire Atlantique - trésorier), Aurélien Lafarge (Rhône -chargé de la communication interne), et Yves Scaviner (Loire - chargé des élections). Quatre porte-parole ont été désignés : Bernard Delcroix (Yvelines), Marie-Hélène Dupy (Isère), Etienne Maillet (Rhône) et Jean-Luc Pasquinet (Yvelines). L'assemblée constitutive a encore élu un Conseil Statutaire. Le  Parti pour la Décroissance se définit expressément comme un contre-pouvoir. En devenant membre d'un exécutif, un membre du parti voit son adhésion suspendue. Le temps de son mandat, il ne peut plus s'exprimer au nom du parti. Le Parti pour la Décroissance réserve une large place à l'initiative de ses adhérents et aux collèges régionaux.   Le Conseil National  dirige l'organisation selon les orientations décidées par l'assemblée générale. Parmi ces 20 membres, 3 femmes seulement. La représentation féminine trop faible parmi nous n'a pas permis leur juste représentation,  ce que l'assemblée a unanimement regretté. Le Conseil Statutaire veille à la conformité des actes du parti à sa charte et ses statuts. Le Bureau national assure le fonctionnement et le secrétariat du parti.

La prochaine  Assemblée générale aura lieu au début 2007,
Etienne Maillet
Porte-parole du Parti pour la décroissance
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : La France d'après
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /2006 23:39
Joël Labbé, téléphone fixe d'une main, portable de l'autre et votre serviteur en face: Le quotidien over booké du maire d'une Commune du Monde

A quelques jours du dernier festival breton de l'été, un entretien en toute simplicité avec le maire de Saint Nolff. Commune engagée dans une réflexion sur le développement durable et solidaire. Une identité qui s'affirme sous son emblème de Commune du Monde.

Joel Labbé
, 54 ans, affiche une allure sportive et décontractée. Ancien footballeur, marathonien, il préparait sa participation à la cyclo de Plouay: 157 km. J'aime l'esprit sportif, dans le sens du fair play. C'est important de savoir rester sport et d'éviter les coups tordus... c'est aussi vrai en politique. Maire de gauche humaniste et citoyenne, sensibilisé à l'environnement et à la survie de la planète, il faut le dire, élu pour un deuxième mandat à Saint Nolff. Un poumon vert à deux pas du golfe du Morbihan, comme disent les guides. Commune du Monde, la première du département a avoir adhéré à l'Agenda 21. (Programme d'actions orienté vers le développement durable. Il a été adopté par les pays signataires de la Déclaration de Rio en juin 1992).
En 92, la sonnette d'alarme a été tirée à Rio. Il est devenu urgent d'inverser les tendances. Adhérer à l' agenda 21 est une question de lucidité, explique t-il. Mais cela implique l'engagement participatif des citoyens, dans le cadre de groupes de travail et d'ateliers notamment. A l'échelle d'une commune les applications concrètes sont multiples. Le premier mandat à surtout servi à sensibiliser la population mais aussi la rassurer. En conservant notamment l'idée de commune fleurie (3 fleurs à la boutonnière nolféenne) engagée par l'équipe précédente. En revanche, l'implantation d'une éolienne, en actionnariat citoyen, rencontre, pour l'instant, une forte opposition (lire ici un point de vue sur l'éolienne et la réponse du maire parus dans la feuille, journal d'information communale de juin 2006). La production attendue de 2,5 M/W, couvrirait la consommation de la commune et cela dégagerait même un léger surplus. Il faut trouver nos énergies, d'où la nécessité de convaincre. La population est partagée: Une partie reste indifférente, une autre, plus importante, est sensibilisée et une troisième, réellement motivée et convaincue! D'autres actions sont en cours, notamment la mise en fonctionnement d'une chaufferie à bois et le développement de l'énergie solaire.

Moulin de Gourvinec, XVIe siècle

La meilleure énergie est celle qui n'est pas consommée. Je suis pleinement convaincu de la nécessité vitale de se prendre en main. L'audace est nécessaire, il faut servir d'exemple... Et ça marche, Arradon, une commune voisine, vient d'adhérer à l'agenda 21. C'est un projet ambitieux, une utopie réaliste, une proposition pour les nouvelles générations. Tant sur le plan de l'agriculture, favoriser les implantation d'exploitants bio. et se montrer clairement anti OGM, que de l'urbanisme, la commune achète les terrains constructibles afin de garder la maîtrise sur un cahier des charges très précis, qui intègre la dimension du développement durable de manière systématique (consommation d'énergie, récupération de l'eau).
Depuis 1982, la population ne cesse d'augmenter, pour doubler à l'horizon 2012 (de 2500 à 5000 hab.). Nous avons aussi la volonté de casser le marché de l'immobilier pour favoriser l'arrivée de jeunes ménages. Une attention toute particulière est accordée à la construction d'une politique de la petite enfance et de la jeunesse ainsi qu'à l'éducation. Saint Nolff compte trois écoles sur son sol, dix-sept classes maternelles et élémentaires mais aussi les structures d'accueils pour les enfants en bas-ages, centre de loisirs et maison des jeunes. Nous refusons de n'être qu'une commune sub-urbaine. Nous voulons affirmer une identité propre. Cela passe aussi par le dynamisme du commerce de proximité. Même si la majorité de la population travaille à l'extérieur, nous voulons créer un bourg vivant.


Début juillet la commune a accueilli les assises nationales de la décroissance avec la diffusion en avant première de Volem rien foutre al pays, (billet topinambour attention travail danger du 19 août) et relance le projet de festival sur la Grande Scène. Artur H, Cali, Tryo ont déjà fait les belles heures de la Petite scène de musiques actuelles: Saint Nolff entretient des relations privilégiées avec le millieu artistique qui est très sensibilisé à nos actions. L'esprit du festival leur plait. Ce genre de rendez-vous est un excellent vecteur d'idées et d'idéaux, en parfaite cohérence avec nos valeurs, en intégrant divers forums et en ouvrant un espace aux associations. Même si la question des subventions est en suspend, alors que cela reste, avant tout, un évènement culturel. C'est un combat de tous les jours qui demande beaucoup d'énergie. Il faut y croire!




Festival de Musiques Actuelles :
Cali,
Patrice and The Shashamani Band,
La Phaze,
Marcel & son orchestre,
Les Wampas,
Christophe Mali + participation exceptionnelle de Tryo
Pause, Dahlia,
Vive la fête,
Hilight Tribe,
Agoria
et une big surprise (nan... Manu Chao ou les Bérus? Sans dec' !?!)


Par JCR - Publié dans : La France d'après
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 09:25

Le Canard Enchaîné du 27 sept., article complet ici
Petit verbatim puisé ici et , du chanteur de variété, idole autoproclamée des jeunes de 1962: Je le dis et je le redis, je soutiens Sarkozy. Sarkozy est un homme que je connais depuis très, très longtemps. Je lui ai dit: 'Si tu deviens président de la République, je te soutiendrai' et je tiens ma parole. Si c'est pas Sarkozy qui était à l'UMP, je n'aurais pas adhéré. J'ai adhéré parce que c'était Sarkozy.

Selon la députée sarkozyste Nadine Morano, il y aurait à l’origine du ralliement de Johnny: l'action de Nicolas Sarkozy pour lutter contre le peer to peer et pour la protection intellectuelle des artistes. Tout le monde peut se tromper et une fois la baudruche publicitaire dans la place, on y colle les stickers qu'on veut. Cela permet surtout à l'UMP d'utiliser, lors des meetings, les tubes Hallidesques. Il chantait déjà pendant la campagne présidentielle de 1988 : "On a tous quelque chose en nous de Jacques Chirac" (sur l'air de "Tennessee", Chirac avait perdu face à François Mitterrand).

Mais Johnny, c'est pas mauvais bougre. ça lui a fendu le coeur que Renaud, son copain d'apéro lui vomisse dans le cou alors il est pas trop d'accord et Johnny déclare: Il n'a pas d'idées, on sait tous qu'il est de gauche, mais est-ce que moi je dis du mal des gens de gauche? J'en dis pas! Je ne dis pas de mal de mes amis qui sont de gauche, je ne dis pas de mal des gens en général. il va peut être même voter Ségolène...
Par JCR - Publié dans : La France d'après
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 08:07
L'inspecteur du travail a brusquement refermé ses carnets sans plus d'explications. La levée de boucliers contre sa hiérarchie qui a suivi a montré combien ces carnets étaient appréciés et lus. Il a tenu cependant à préciser que sa hiérarchie n'y était pour rien, pas plus que Le Monde (ni ses financiers, ni ses partenaires) chez qui il tenait son blog...
Il arrête parce qu'il a autre chose à foutre, qu'y dit. Que faut le lâcher maintenant... qu'il a une famille et que c'est déjà assez dur comme ça.

Le quotidien du monde du travail qu'il décrivait était réaliste, tellement réaliste. Ceux qui ont eu l'heur de fréquenter les boites d'intérim, de signer plus de contrats de travail que d'encaisser de treizième mois. Ceux qui ont bouffé de la merde avec le personnel et qui sont restés souvent plus tard pour finir le boulot. Ceux qui n'osent pas trop ouvrir leurs gueules parcequ'il faut remplir celles des gosses. Mais, ceux qui ont un jour foutu leur tablier dans la gueule du patron, ceux là, oui, tous ceux là, regrettent la fermeture des carnets d'un inspecteur du travail.
Restent les archives, première et deuxième partie, mais aussi les colères de Monolecte et les édifiants (effrayant?) carnets dun prof de ZEP...

Par JCR - Publié dans : La France d'après
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 19:13
Clic pour l'article complet du Canard Enchaîné du 11 octobre

S'ils ne sont pas initiés, quel flair! lance le Canard perfide... Au printemps dernier, entre le 03 mars et le 08 avril, alors que l'action EADS atteignait des sommets historiques, soutenue par les progrès du très gros porteur A380, six membres du comité exécutif du groupe et deux actionnaires privés (Lagardère et Daimler/Chrysler) ont vendu leurs actions (plus-value globale de 10 millions d'euros).
Le 25 mars, l'action Airbus commençait sa descente en piqué dans les cotations à l'annonce des retards de livraison, on connaît la suite...
Par JCR - Publié dans : La France d'après
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /2006 01:56

Un déboulonneur ne paraît pas peser bien lourd face à la machine publicitaire. Il semble pourtant qu'il soit à ce point dérangeant, dangereux (et vice-versa), pour qu'on le traîne devant les tribunaux. A la suite d'une action de barbouillage, samedi dernier, 28 octobre, six d'entre eux sont convoqués devant la 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

La clémence des peines infligées lors d'un premier procès du genre, à Montpellier, en juillet dernier a déclenché l'ire des patrons de pub. Il est à craindre que les suivantes soient plus sévères. La pub craint-elle donc tant que l'étincelle de lucidité, qui couve dans notre temps de cerveau disponible, ne devienne la torche d'une prochaine libération ?

Sa hyénitude montre, clairement, la fragilité de l'écran mensonger qu'elle tisse devant nos yeux rouges, en ricanant. Un seul grain de sable, un seul cheveux devant l'objectif du projecteur, suffit à casser l'illusion. Aussi joignons-nous à Yvan Gradis et aux collectifs de déboulonneurs et casseurs de pubs en scandant avec eux : Détrônons les étrons !

On peut aussi lui envoyer un petit mot de soutien à l'adresse ci dessous:
Yvan Gradis (correcteur de textes et de paysages), 67, rue Saint-Jacques, 75005 Paris.


Voici le courrier que vous pouvez trouver sur le
blog anti pub.

Chers amis,

après 25 ans et 17 jours de lutte antipublicitaire (je suis devenu publiphobe le 11 octobre 1981), après 5 ans et 281 jours de lutte non-violente au grand jour (je suis devenu barbouilleur le 20 janvier 2001), après 11 mois et 28 jours de participation au collectif des déboulonneurs (qui veut déboulonner la publicité au sens figuré), j’obtiens enfin le procès que je désirais tout en le craignant:

Qu’ai-je fait pour cela ? Hier après-midi (samedi 28 octobre), j’ai barbouillé un (trop) grand panneau publicitaire sur la façade de la gare d’Austerlitz (en bas du boulevard de l’Hôpital, Paris). Avec une bombe de peinture, j’ai écrit: “Détrônons les étrons.” À mes côtés, il y avait six autres barbouilleurs, et pas loin d’une centaine de sympathisants et journalistes, ainsi que deux élus parisiens, dont un adjoint au maire de l’arrondissement, en écharpe tricolore! Et cinq fourgonnettes de police pour escorter le grand car blanc qui nous a avalés, mes six compagnons et moi. (La police était là, parce que la presse, alertée par nos soins, avait tout annoncé.).

Qui sont mes compagnons ? À part un que je connais à peine, ces membres du Collectif des déboulonneurs sont, j’en réponds, des personnes dignes, responsables, intelligentes, aux convictions profondes, au désintéressement total, et surtout au comportement non-violent. Nous n’avons pas honte d’être des idéalistes! Et nous rêvons tous d’un monde où les affiches, plutôt que de nous agresser à chacun de nos pas, seraient moins nombreuses et ne dépasseraient pas le format 50 x 70 cm (notre principale revendication). Au bout de quatre heures passées au commissariat (où j’ai déclaré à l’officier qui m’interrogeait que j’avais commis cet acte de “légitime réponse” en vue d’obtenir la Légion d’honneur!), chacun a reçu sa convocation devant le tribunal correctionnel.

C’est donc le parquet qui nous poursuit. L’afficheur (Clear Channel, géant américain), un modèle de civisme et de respect de la loi, c’est bien connu, se portera-t-il partie civile pour nous réclamer des dommages-intérêts (ça coûte cher, une éponge et un seau d’eau…)? Nous le saurons bientôt. Ce ne sera pas le premier procès du Collectif des déboulonneurs. À Montpellier, en juillet dernier, deux barbouilleurs ont écopé deux cents euros avec sursis. Une “victoire” qui a déclenché la colère d’un patron de l’agence Publicis (voir Le Publiphobe n° 97, que je peux vous adresser sur demande). Et le 8 décembre prochain, à Alès (Gard), deux autres barbouilleurs passent en justice.

Que pouvez-vous faire ? Adoucir le traumatisme que constitue forcément un procès, en m’adressant un mot de soutien, pour me dire combien vous trouvez notre démarche légitime. Si à ce mot, vous souhaitez ajouter une déclaration publique, même très courte, je joindrai celle-ci aux autres pour constituer, tout début janvier, une espèce de livre d’or public. Si vous avez du crédit auprès de la presse, rien ne vous empêche d’écrire de beaux articles enflammés pour nous soutenir! Enfin, un baiser ou une poignée de main, dans la salle des pas perdus du Palais de justice, m’aideront à affronter mes juges… En confiance et avec mon amitié.

Yvan Gradis (correcteur de textes et de paysages), 67, rue Saint-Jacques, 75005 Paris (01 45 79 82 44).
Pour envoyer un chèque de soutien: “Collectif des déboulonneurs”, 24, rue Louis-Blanc, 75010 Paris.
Par JCR - Publié dans : La France d'après
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 21:34
La prochaine journée nationale de déversement de prospectus publicitaires aura lieu Samedi 9 décembre prochain

40 kg de prospectus publicitaires par an et par boites aux lettres. 80 livres de... Tout est là, tout est net. Les journées découvertes, des conseils qui font du bien - Renseignez-vous sur toutes nos possibilités de financement proposées par notre partenaire - L'univers des femmes (charme et douceur), un soin acheté, le deuxième à moitié prix, dont 150 ml gratuit. L'univers des hommes (coup de coeur), des repas en un clin d'oeil - Si vous trouvez moins cher ailleurs, appelez-nous, nous baissons nos prix dans les 24H. - Laissez vous tenter. Tous les caprices au meilleur prix (origine France), le deuxième gratuit...

On pourrait se croire sur la bande FM ou I télé... 40 kg de pollution visuelle, intellectuelle, émotionnelle (sans compter les arbres) mais, pour une fois, pas à la poubelle (ni au container réservé à cet usage). La prochaine journée nationale, de déversement de prospectus publicitaires, aura lieu Samedi 9 décembre prochain. La bonne idée, déverser la propagande imprimée chez ses premiers fournisseurs, les grandes surfaces, mais aussi la poste (complice) ou les mairies pour interpeller les élus. Le site présente toutes les actions anti-prospectus à cette adresse, à commencer par l'auto-collant "Pas de publicité dans ma boite aux lettres"


Si vous souhaitez organiser une action dans votre ville, les documents ci-dessous sont à votre disposition pour vous y aider. Des tracts (recto / verso pdf) - à faire lire et à récupérer, sauf si les gens ont l'air intéressés... Bin, ce serait un comble de sortir 40 kg de prospectus pour se plaindre des prospectus, ça dessert la cause. Et le protocole de déversement notamment, pour éviter de manger l'amende pour dépôt illégal de déchets sur la voie publique.


Voici l'appel du RAP (Résistance à l'agression publicitaire):

9 décembre 2006 : Journée nationale de déversement de prospectus publicitaires


A l'heure où les pouvoirs publics nous pressent d'adopter des « gestes simples » ou même de « modifier nos modes de vie » pour préserver la planète, il est urgent de leur faire entendre que certains de ces gestes, déjà exercés depuis de nombreuses années par des centaines de milliers de personnes, resteront dérisoires tant que leur efficacité ne sera pas garantie.

Il en va ainsi des autocollants antipublicitaires sur les boîtes aux lettres. De nombreux foyers font l' « effort » d'en apposer un, mais celui-ci est trop peu souvent pris en compte, lorsqu'il n'est pas tout bonnement arraché par les distributeurs de prospectus.

C'est aux autorités compétentes, et en particulier au ministère de l'écologie, de faire respecter l?autocollant. Or, à l?heure actuelle, la politique du ministère consiste à se reposer sur la bonne volonté des industriels de la filière. Cette attitude passive relève d?une confiance naïve envers ces acteurs, qui en réalité ne laisseront pas des profits importants s?envoler sans sourciller.

Le 9 décembre, nous déverserons une nouvelle fois tous les prospectus que nous aurons gardé les mois précédents, afin de demander une loi garantissant l'efficacité des autocollants, comme c?est déjà le cas en Allemagne, en Belgique, au Portugal. Cette revendication fait l'objet depuis plusieurs années d'une pétition qui a depuis peu passé la barre des 10000 signatures. Cette pétition sera soumise à la ministre de l'écologie le jour de l'action.

Parallèlement, nous demandons la prise en charge intégrale par les industriels du coût de traitement de ces prospectus. Enfin, il est indispensable que les prospectus soient intégrés dans un plan global de réduction des déchets à la source.


- Gardez vos prospectus pour venir les déverser dans une des villes participant à l'action.
Cette action écolo-antipub contre le harcèlement publicitaire et la société du gaspillage aura lieu partout en France.

- Protester : 40 kilos de prospectus par an et par boîtes aux lettres, au delà de la vacuité de ces prospectus, du gaspillage engendré et de l'envahissement, c'est une nuisance dont nous payons les coûts de production (dans le prix de nos achats), de retraitement (dans le montant de nos taxes locales), et écologiques : forêts débitées en monceaux de prospectus ; pollutions à tous les étages : encres, chlore, adjuvants, etc. ; production de montagnes de papier glacé qui finissent le plus souvent à la décharge ou à l'incinérateur...

- Revendiquer : Le respect des autocollants "pas de pub dans ma boîte aux lettres" (actuellement, aucune mesure n'est prévu en cas de non respect) et que les commanditaires de ces pubs en payent le retraitement, sur le principe du pollueur/payeur.

- Se faire plaisir : piétiner une montagne de déchet publicitaires est une expérience des plus jouissives.
C'est également une excellente occasion de rencontrer d'autres antipubs le jour du déversement... !
Chacun est encouragé à monter son propre déversement, que vous habitiez un patelin de montagne ou une mégapole, nous sommes tous concernés !

- Le choix du lieu de déversement : lors des premières éditions, nous nous proposions de déverser la pub devant les mairies. Cependant, cette action étant souvent perçue par le grand public comme une sorte de « retour à l'envoyeur », et par souci de préserver l'autonomie des organisateurs locaux, nous préférons plutôt laisser le libre choix du lieu de déversement : certains d'entre nous préfèreront par exemple une action devant un hypermarché ou un centre commercial, d'autres devant le bureau de Poste central ou le siège d'une entreprise de distribution, ou encore une place de centre-ville pour toucher beaucoup de monde. L'essentiel, après tout, étant d'être visibles et que le message passe bien.

Vous pouvez aussi envoyer une lettre type au député de votre circonscription pour défendre le droit à refuser la pub.

Par JCR - Publié dans : La France d'après
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