La balle est ronde, Le terrain carré pareil à l’image du ciel et de la terre. La balle vole au-dessus de nous comme le soleil. Tandis que deux équipes se font face. Non, l'Équipe n'a pas engagé Francis Lalanne pour couvrir la coupe du monde de football, il s'agit d'un poème attribué à Li Yu au premier siècle av J-C.
Tsu Chu, des -2500 en Chine, Kemari à la même période, au Japon. Des peintures de scènes de jeu de ballon en Haute Égypte, Episkyros en Grèce, Pok-a-Tok chez les Maya... Les témoignages de jeux de balle se retrouvent dans toutes les civilisations. L' éxercice militaire y rejoint le rite de fécondité.
En Europe, l' Haspartum romain croise un ancien rite celte solaire pour donner naissance à la Soule (de Sol (soleil) ou Sole (sandales), la Fifa attribue un soulier d'or au meilleurs joueurs aujourd'hui). Les parties se déroulent généralement en juin, au retour de l'été. le ballon représente le soleil que l'on doit conquérir pour s'assurer une bonne récolte (La Fifa remet aussi un ballon d'or, la statuaire de l'actuelle coupe du monde reprend cette symbolique solaire).
Ballon et soulier d'or
En Italie, le Calcio restait réservé aux aristocrates et se jouait sur la place publique. Les Soules villageoises (Hurling to goals outre Manche), étaient des mêlées violentes et chaotiques. En France, Henri II, dit-on, n'y prenait part qu'avec Ronsard, l’anglais Stubbs écrivait en 1583 :
[voilà] un passe-temps diabolique usité même le dimanche, jeu sanguinaire et meurtrier (...) Ne cherche-t-on pas à écraser le nez de son adversaire sur une pierre ? Ce ne sont que jambes rompues et yeux arrachés. Celui qui a causé le plus [de blessures] est le roi du jeu.
Note du 14 / 12 / 2006 : La note a été rédigée un mois avant que Zidane n'inflige une "blessure" au joueur italien et ne devienne"le Roi du jeu" ( et accéssoirement de France, d'Algérie, etc.)
Le coup d'envoi est donné en lançant le ballon en l'air vers le soleil (l'entre-deux en football moderne, la touche en rugby). Le but du jeu était de porter la balle à un endroit précis, la variante bretonne consistait à la déposer dans un trou creusé à cet effet (l'essai en rugby moderne ou le golf, des pratiques qui confirment la dimension rituelle et sexuelle du jeu, métaphore de l'ensemencement).
Ces mellées violentes se retrouvent dans les footballs australien, gaélique ou américain, où l'on se sert de la main comme du pied.
Le jeu continue son évolution et se civilise dans les Collèges anglais. En 1846, à Rugby, on établit les règles d'un passing game, pas encore vraiment différencié. Il se spécialisera en fonction du terrain et des améliorations techniques du ballon (latex) qui permet une meilleure précision au pied :
Le dribbling game et wall game - ou l'on pousse la balle du pied sans les mains ni les mêlées - s'installe dans les cours pavées et closes de murs (wall) des public school et devient un sport de gentlemen joué par des voyous en descendant dans la rue (football) alors que le dribblling - field game, reste une foire d'empoigne à l'ancienne sur les terrains herbeux des collèges huppés - un sport de voyou joué par des gentlemen (rugby).
Le 26 Octobre 1863, les clubs anglais réunis à la taverne des Francs Maçons, fondent la Football Association et adoptent les règles établies précédemment lors d'une réunion à l'Université de Cambridge.
Un rite solaire de la fécondité et de la mort lié à la pratique de la guerre, codifié par des francs maçons en Angleterre... Comment s'étonner encore, que le football moderne de la Fifa avec son arsenal ésotérique, soit une véritable religion ?
Lisez le document PDF passionnant de Philippe Villemus, ici
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La base, l'été...
Il y a un assassin et une victime parmi ces cinquante personnes restées à la base l'hivers 2000.
Quelques unes des
















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