Lundi 24 avril 2006
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Prince des gastronomes, élu par ses pairs en 1927, Curnonsky avait l'humeur joyeuse
quand il évoquait tripailles et gras double... Ah, l'époque bénie des sauces et des viandes grasses, des fritures
et des plats de ménage. Il y avait de quoi devenir lyrique, « A bon plat, courte sauce », « La cuisine, c'est quand les choses ont le goùt de ce
qu'elles sont. », quelle sagesse. Mais si les plats sont riches et lourds, il en va de même du protocole de la table: « On dit d'un dîner qu'il était bon et bien servi » et sachez qu'on ne donne plus guère « le bras aux femmes pour
passer du salon à la salle à manger », et non, ce sont des gestes perdus mais les femmes tiennent debout toutes seules aujourd'hui. L'eau me vient à la bouche, au fur et à mesure que
je feuillete le vieux Larousse, «mousse et friandises de morue anchoitéé», «feuilleté de foie gras Jeanne Hachette», ou plutot une «selle de marcassin à la bordelaise»... Je rêve... Je file me faire un
sandouiche au pain. Quelques uns des «immortels principes» de Brillat-Savarin :
«Les animaux se repaissent, l'homme mange. L'homme d'esprit seul sait manger.»
«La table est le seul endroit où l'on ne s'ennuie jamais la première heure.»
«Un repas sans fromage est une belle à qui il manque un oeil.» (Classe !)
«Le créateur, en obligeant l'homme à manger pour vivre, l'y invite par appétit, et l'en récompense par le plaisir.»
Par Jean-Christophe Robert
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Lundi 30 juillet 2007
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Document originaux
personnels, un lecteur saurait-il par hasard traduire le texte en vietnamien?
Alors que Ho Chi Minh, en bon bâtisseur, est venu porter son "salut fraternel" à la France en 1946 et signer, par la même
occasion, un protocole d'accords stipulant que:
le gouvernement français reconnaît la république du Viet Nam comme un état libre, ayant son gouvernement, son parlement, son armée et ses finances.
Le 20 Novembre un quarteron de généraux (si, si, encore un) n'entend pas l'Histoire de la sorte et bombarde Haïphong, ouvrant la voie à une trentaine d'année de conflits (version rapide des
faits, plus dans "La guerre d'Indochine", Jacques Dalloz, Points)
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Mercredi 1 août 2007
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Vendredi 31 août 2007
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Revue du Touring Club de France, Novembre 1957, N°678
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Samedi 15 mars 2008
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Vendredi 13 juin 2008
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15:28
En 1905, l'hebdomadaire La Croix Illustrée publiait cet article sur le Palais idéal - Temple de la nature de M.
Cheval, facteur rural à Hauterives dans la Drôme. Le facteur apparait courageusement dans les pages de l'hebdo entre les paysagistes (des gens mal habillés) et le sultan
chimiste ottoman, Abdul Hamid, qui voit dans la formule H2O une attaque personnelle.
Ferdinand Cheval, un pauvre fou qui remplit son jardin de pierres ; le facteur architecte qui s'est bâtit un tombeau inutile (pas d'inhumation
autorisée), a matérialisé ses rêveries de randonneur (30km de tournée quotidienne). Son temple de la nature est longtemps resté le château fort idéal des aventures estivales de ses
descendants.
Longtemps considéré comme un ramassis hideux issu de la cervelle d'un rustre, le rêve de pierres du Facteur Cheval, construit la nuit,
dérangeait les bonnes consciences de la fin du XIXe, dans la France de M. Loubet [wiki].Admiré des suréalistes, son palais a été classé monument historique par Malraux en 1969.
Le facteur chez [wiki], la visite des lieux par le petit fils de la petite
fille du facteur, intéressant chez Dailymotion, et
le site officiel du Palais.
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Dimanche 15 juin 2008
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Mardi 13 janvier 2009
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23:42
Tout en versant le café à son vieux camarade et voisin, le père Ragondin, Jean Chape parlait métier,
conducteur de poids lourds. A quarante cinq ans, Jean Chape était ce qu'on appelle un homme heureux. Il avait des tas de copains, il savait (aussi) se montrer sensible et délicat sous des
dehors parfois bourrus.
Il faisait nuit noire quand le transporteur routier démarra sous la pluie battante. Trois kilomètres plus loin, le poids lourd passa sur l'obstacle qui était bien, comme Chape le
redoutait, le corps d'un homme...
Extrait de la Revue Mon film du 11 avril 1956, chez Flickr :
Double page, page
de gauche, page
de droite
A suivre...
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Mercredi 14 janvier 2009
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21:22
Notez la coquille sur le nom de l'acteur qui joue Pierrot : Marcel Bozzulli au lieu de Bozzuffi
Accablé par les policiers, Chape fut aussi en proie à la malveillance des honnêtes gens : Tous des
chauffards!.
Pendant ce temps, Alice se tenait bravement aux cotés de lui, sans soucis du scandale que causait l'aveu public de leur liaison. Chape se trouva lavé de tout soupçon par la déclaration des
experts affirmant que la victime était déjà morte. Il s'agissait d'un gangster notoire du nom de Scoppo.
Chape se désintéressa de l'affaire, aussi ne voulut-il pas porter plainte quand il se trouva aux prises avec trois hommes et une femme, persuadés qu'il avait volé, dans l'auto de
Scoppo, une valise contenant plus de cinquante millions...
Extrait du magazine Mon film, 11-04-1956,
double page, page
de droite, page
de gauche
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Dimanche 1 février 2009
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14:00
BRAQUEHAIS, Léon : Curieuses exécutions en Normandie au Moyen-âge (extrait de la Normandie littéraire de Mars 1892).
« Au XIVe siècle il se passa dans la cité de Guillaume-le-Conquérant, un fait très curieux, qui est ainsi raconté par Frédéric Galeron, dans
son Histoire de la Ville de Falaise :
En 1386, une truie dévora le fils d'un manoeuvre de la ville, nommé Janet. Cet accident parvint à la connaissance du juge, qui condamna l'animal à subir publiquement la peine du
talion. L'enfant avait eu le visage et un bras déchirés ; la truie fut mutilée de la même manière, et ensuite pendue par la main du bourreau. Le vicomte-juge y présidait à cheval, un plumet sur
son chapeau et le poing sur le côté.
Pour comble d'horreur, le père de la victime fut tenu d'assister à cette exécution ; on voulait le punir, dit l'historien de ce fait, pour n'avoir pas surveillé son enfant.
Quand l'animal fut amené sur le lieu du supplice, il avait des vêtements d'homme, une veste, des hauts-de-chausse et des gants. On lui avait appliqué sur la tête un masque représentant une
figure humaine. »
Galeron ajoute que cet évènement parut si remarquable dans le temps qu'on en conserva le souvenir par une peinture murale qui se voyait encore, en 1820, dans l'église Sainte-Trinité de
Falaise. Nos anciennes coutumes, d'après le Dict. de Droit normand de l780, permettaient de tuer les porcs et
les chèvres trouvés en dommage et de se les approprier.
La suite à la Médiathèque de Lisieux et aussi ce fait divers : Au Nigéria, en 2009, une chèvre reste en garde à vue pour vol de voiture [seneweb]
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