Mercredi 26 juillet 2006
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Jeudi 27 juillet 2006
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1959: Première entrée en vigueur du marché commun, le même jour Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba. Buddy Holly et Ritchie Valence décèdent dans un accident d'avion, le rock'n'roll est en deuil mais Monsieur Fournier décide de participer au concours de pavillons. Jean-Pierre est super enthousiaste mais il n'en va pas de même pour tout le monde. L'infâme Sombro a d'autres plans pour ce même terrain. Il prépare, dans l'ombre, le sabotage du chantier. M. Fournier, Jean-Pierre et toute l'équipe des gars du bâtiments réussiront-ils à achever le pavillon à temps pour gagner le concours?
Probable campagne de recrutement pour les métiers du bâtiment, les aventures de Jean-Pierre paraissaient la même année dans Coeurs Vaillants (illustré hebdomadaire catho.), Vaillant (illustré hebdomadaire coco.) et le Journal de Tintin. Pas de cloisonnement dans le bâtiment!
Jean-Pierre sera amené à intervenir ponctuellement, afin de présenter aux lecteurs les magnifiques réalisations du temps (pont de Tancarville, Sarcelles: ville nouvelle...). Mais trêve de bavardages, retrouvons Jean-Pierre, monsieur Fournier et l'infâme Sombro...
(planche originale ici)
Cette contribution au recrutement dans le batiment est parfaitement désintéressée sinon pour celui supérieur de la nation alors venez pas réclamer des droits! Il serait d'ailleur temps que Jean-Pierre sorte de sa retraite pour donner un coup de main à Borloo qui manque de bras pour ses maisons à 100 000.
Samedi 29 juillet 2006
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Lundi 31 juillet 2006
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Mercredi 2 août 2006
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Le lendemain, à 8H10, alors que monsieur Fournier se rend sur le chantier, l'accident. Le camion est inutilisable. Mais cet accident n'est-il pas volontaire?
Avec le concours d'un des oncles de Jean-Pierre, les gars du bâtiment peuvent continuer leur ouvrage. Décidément, la chance est avec eux! Tous les plans de l'infâme Sombro échouent un à un. Il ne s'avoue, cependant, pas vaincu. Ayant pressenti son échec final, le vil malfaiteur accentue la pression, jusqu'à tenter de soudoyer Jean-Pierre, et les sabotages qui continuent...

(planche #4,
ici)
La fin du concours approche et le chantier n'aura pas été de tout repos. Les gars du bâtiment en viendront-ils finalement à bout ? Une bonne nouvelle serait la bienvenue...
Vendredi 4 août 2006
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L'infâme Sombro derrière les barreaux, Jean-Pierre, M. Fournier et les Gars du bâtiment respirent. Voilà enfin une bonne nouvelle, mais, réussiront-ils à terminer le chantier à temps. Plus une seconde à perdre: André posera les croisées demain et le bon coup de main de George fait la différence!

(planche #5,
ici)
Le pavillon est achevé au jour dit et présente une fière allure aux jurés du concours. Après le labeur, les honneurs, Jean-Pierre est présenté à M. le maire comme l'un des meilleurs ouvriers et lui serre même la main!
Voila les aventures de Jean-Pierre qui s'achèvent...
Ecrivez-pas, hin !
Il ne doit plus y avoir grand monde à cette adresse, sinon un vieux Jean-Pierre tout chenu. Si on s'approche un peu, on peut l'entendre chuchoter entre deux quintes: "Sombro, j'aurais ta peau", ou "Elle était bonne madame Fournier, bien bonne...", avant ou après les gouttes...
Mercredi 16 août 2006
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Ça sent la rentrée, JP est sur la brèche, on embauche dans le bâtiment!
(Planche originale ici)
Toi, oui Toi, derrière ton écran (total), qui te sens un homme dans tes culottes courtes. Si tes poils percent déjà tes chaussettes de communiant, n'hésites plus, rejoins Jean-Pierre et les Gars du bâtiment. Ça fera plaisir à Borloo et franchement ça recrute dur (pdf) dans le béton:
Quelques chiffres:
Plus de 1,7 million d'hommes et de femmes travaillent dans le secteur du BTP. 39 000 nouveaux emplois salariés y ont été créés en 2005, 50 000 prévus en 2006. Plus de 300 000 entreprises dont 93 % de taille artisanale. 9 années consécutives de croissance pour l'emploi. Chaque année, 140 000 offres d'emploi sont proposées, mais ne trouvent pas toujours preneurs. Fin mars 2006, plus de 47 000 offres non satisfaites. 5 % de croissance. 33 % des entreprises du bâtiment et 42 % des entreprises de travaux publics ne peuvent pas augmenter leur production faute de main d'œuvre.
Un chef de chantier peut envisager un salaire annuel, selon expérience et lieu de travail, de 16 500 à plus de 30 000€.
Mardi 29 août 2006
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Mince alors, il a un peu les boules, là, J.P. ! Personne, à part la classe entière de son frère, l'instituteur, n'a commandé son bel album. Ses passionnantes aventures ne vous auront donc pas emballé ? Quelle guigne ! Fini la BD, retour au chantier...
Planche bleue (?) qui termine les terribles aventures de Jean-Pierre, "gars du bâtiment" qui a beaucoup d'amis (ici)
Ce magnifique album est gratuit, et en couleurs, deux au moins, orange et bleu. À l'intérieur, sous la belle couverture cartonnée et laquée, vous trouverez des jeux et une belle histoire de vingt pages.
Les plus habiles pourront essayer de monter le petit pavillon en découpage. Les plus hardis demanderont de l' aide à leur papa pour réaliser le petit jardin...
Allez, sois chic, quoi...
Mercredi 13 septembre 2006
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23:02
(clic)
05 avril 1959, Coeurs Vaillants n° 14:
Il est à donf' JP, le pavillon de Monsieur Fournier - mes hommages à sa dame... c'était de la
roupie de sansonnet à coté de ce qu'il entreprend avec les gars du bâtiment et des travaux
publics: Tancarville, ça c'est du boulot. Plus de 15 000 tonnes d'acier, 700 000 rivets et 500 copains sur le pont, c'est le cas de le dire... ;)
Quel boute-en-train ce JP, mais le labeur c'est le labeur comme disait
Quart Vittel dans Quai des brumes, et ce n'est pas fini, les aventures continuent...
(clic)
Jusqu'au 31/12/2006 : Un grand chantier de maintenance (peinture, serrurerie) se déroule jusqu'à la fin de l'année sur le
pont de Tancarville. En fonction des contraintes engendrées par les travaux, une voie de circulation est neutralisée dans un sens ou dans l'autre en fonction de l'avancée du chantier (soit en
direction Le Havre/Paris, soit en direction Paris/Le Havre). La vitesse est donc limitée à 70 km/h pour l'ensemble des véhicules empruntant le pont. Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus!
Enfin bon, depuis JP, les gars du bâtiment ont construit ça, notamment...
Mercredi 27 septembre 2006
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On rigolait bien au début dans la boue. Pis on en a eu marre.
Tout allait bien jusqu'à ce que survienne la sarcelitte...
La sarcellite, une invention de journalistes? Tout ça parce que Sarcelles est passée dans le giron communiste, en 1965. La faute aux grands ensembles...
Au début, tout le monde était satisfait. Les appartements tout neufs avec toutes les commodités, ça changeait des taudis et des baraques de l'après guerre. A quoi bon un équipement économique puissant et même un équipement social perfectionné, si la santé physique et morale d’une grande partie des habitants s’étiole dans un cadre de vie médiocre? disait le ministre.
Les gens auraient cependant préféré un petit pavillon, comme à Noisy-le-Sec, en mieux quand même, mais le ministre en avait décidé autrement. Ce furent de grands ensembles, pour la rapidité d'exécution et le coût. Il fallait rendre possible la construction de 240 000 logements par an et que ces logements soient édifiés aux emplacements les plus favorables, tant pour le bon rendement des activités productrices que pour le bien-être et l’épanouissement des individus. En général à la périphérie de villes.
Et pourquoi pas Sarcelle? 8000 habitants en 1954 et plus de 50 000 en 68!
Faut dire que ça dépotait dur, le long des chemins de grue. On empilait les façades, on coulait les dalles à la chaîne. Le taylorisme dans le bâtiment, ça marche. La plupart des projets reprenaient le modèle de l'unité d'habitation de Le Corbusier avec ses idées nouvelles d'aménagement intérieur.
La petite cuisine, par exemple, sensée regrouper la famille moderne dans la société de loisirs en se réunissant plutôt dans la salle à manger - en attendant la télé - c'était bien goupillé. Les équipements n'ont malheureusement pas suivi, priorité aux logements et aux économies: Ecoles, commerces, transports en communs, espaces verts, vie de quartier... Rien!
La gadoue tous les jours pendant 5 ans, pour les premiers arrivés. On les reconnaissait aux sacs plastiques sur les chaussures, les sarcellois. L'isolement laissait les rumeurs filer... Certains disaient même, enfin, la presse de droite surtout, que les copains de Jean-Pierre auraient attendu le départ des maris pour monter retrouver les femmes...
Comme si ils n'avaient pas assez de boulot comme ça... Et puis avec toutes ces dépressions et l'alcoolisme, fallait avoir salement envie quand même...
Betonnite, sarcellite, blousons noirs et délinquance... On restait à l'étroit dans la petite cuisine à se bouffer le nez en gros plan. Le manque d'insonorisation générait les conflits de voisinage et, dès qu'elles le pouvaient, les classes moyennes se payaient leurs petit pavillon.
Des études avait pourtant relevé les mêmes problèmes et surtout, le manque de grands appartements en plein baby boom...
En 1957, déjà, la désillusion avait gagné la Cité de Rotterdam, à Strasbourg, le premier des grands ensembles, livré en 53. Mais on n'arrête pas une machine aussi bien huilée quand elle est lancée.
À partir de 1958, les ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité), essentiellement composées de logements sociaux, envahissent la France, la concertation, ça viendra 10 ans plus tard avec les ZAC. En mars 73, sous Pompidou, grand betonneur devant lui même, une circulaire interdit la construction d'ensembles de plus de 1000 logements exclusivement composés de HLM.
Mais aujourd'hui, le virus a muté et s'attaque aux plus jeunes. La sarcellite, devenue immune à la peur du gendarme, s'élargit à la taille d'un département, la Seinesaindenite se répand, au sein des grands ensembles. Même causes, le chômages et le vieillissement du béton en plus, pires conséquences...
Si il y en a un...
En anglais, un article très interressant de
The Historian par W. Brian
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