Cayo la luna

W3C

  • Flux RSS des articles

Mon petit Liré

Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /2006 16:38
"Yê ! merci l ' Association "

J'ai enfin reçu les albums de Lapinot que j'avais commandé. Ils n'ont pas pu fournir les tomes doubles de Donjon, tant pis, ça m'économise une trentaine d'euros et là, c'est pas du rab. Bon, disons le tout de suite pour ne pas avoir à y revenir : 

Lewis Trondheim
est formidable! J'aime le trait fin, l'humour délicat, les personnages sont attachants et un rien évaporés. Les histoires ont un gout de surréalisme qui donne du caractère à la ballade. Encore un truc que je viens de découvrir... Mais j'étais où ces quinze dernières années ?
 
 
Avec l'album "Lapinot et les carottes de Patagonie",  il y avait un marque-page, je le met en ligne, bande de petits veinards... Pas de jardinage aujourd'hui pour cause de "Périgée lunaire". eh wai !

Alors lecture de BeuDeux au coin du feu...  "L'association" a un vrai beau catalogue : Baudouin, Marjane Satrapi et Trondheim aussi...ce qui est normal il en est le fondateur, quelque part... en Patagonie peut-être ?

Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /2006 13:14

 

Deux, trois calambredaines, avant de prendre l'air...

Je suis tombé sur Lewis Trondheim, l'autre soir, sur Arte. Bon, première remarque, la ressemblance physique de Lewis avec Frantico est flagrante, iI n'y a plus de mystère. D'ailleurs, même s'il s'en défend et c'est compréhensible, le bouquin apparaît dans sa pléthorique biblio. et il y a-vait 15/12/06 aussi une photo accablante sur le site.


Il m'avais bien semblé remarquer un même déséquilibre dans les démarches des personnages. C'est confirmé, et c'est énorme, le Ajar/Gary des phylactères...

L'émission, cela dit, était mortelle d'ennui. Il s'agissait d'une rencontre avec une rockeuse allemande, charmante qui parlait français, lentement, très lentement et comme Lewis est poli, très poli... Une sorte de malaise timide et gêné s'était installé entre les deux artistes, qui, lui, était communicatif.

Alors j'ai zappé, mais je l'ai quand même vu jouer un morceau de Ukulele qu'il avait mis trois ans à bosser, bravo. Il présentait des carnets griffonnés d' un trait, un premier jet, avec un soin maniaque, replié dans l'univers rassurant qu'il dessine. Il en était visiblement très fier et précisait même qu'il n'utilisait pas de Typex© parcequ'il était trop fort.

Bon, c'était de l'humour mais avec une maladresse enfantine. Je comprend un peu mieux Lapinot maintenant. Les interrogations, les digressions et les monologues du rongeur sont évidemment celles de l'homme, qui s'en sort souvent par une pirouette. Mais je n'ai pas retrouvé chez l'auteur l'humour du lapin sous la timidité.

Il fait partager son quotidien trépidant de président de la Bande Dessinée (cf Manu Larcenet) pour un an, dans Des petits riens, sur le site de Lewis Trondheim.
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 02:29


Trois homo sapiens-sapiens, en costume d'époque, inventent l'homo assis-assis. Le deuxième « propre » de l'homme selon Tricicle, après le rire. Un premier tableau renvoie aux origines de l'humanité... Un billot de bois posé de la manière qui sied - pour un billot - devient siège, d'une autre, roue et très vite, voiture dans laquelle s'assoie le conducteur. Le raccourci est rapide, au rythme des gags.

La chaise est le fil d'Arianne d'un spectacle qui narre la saga des Chairwood, inventeurs, développeurs et grands utilisateurs de chaises depuis la nuit des temps. Une histoire qui s'achève dans la salle d'attente d'une dentiste, aussi terrible que le tyrannosaure du premier tableau. La boucle est bouclée et le spectacle est bien ficelé.

Le Petit théâtre est plein comme un oeuf, 300 personnes qui n'ont pas lâché un applaudissement au levé du rideau. Un silence de mort, on aurait entendu une mouche voler si par égarement il y en eut une. Je pensais qu'on applaudissait d'abord, pour saluer les acteurs qui, de leur coté, pouvaient ainsi jauger l'assistance. J'ai trop regardé Au théâtre ce soir, dans mes jeunes années, probablement.

Les gars sont sympas, ils se démènent comme des fous, au pied d'une chaise immense, tutélaire autant que géométrique. Les sketches se succèdent avec une relative égalité, et malgré les effets spéciaux d'avant garde (un plumeau, une moumoute). Le son fait le reste, et notamment le dinosaure qui bien que resté en coulisses, n'en est pas moins terrifiant.

L'ensemble est convenu. On passe sur les couacs techniques (la programation de l'ordinateur paraît-il) pour ne garder que le tableau bucolique du berger, son chien et un troupeau de chaises à roulettes. Enfin un éclat de rire, du fait qu'eux même sont écroulés : On sent un gros cafouillage en coulisse, on devine des ombres qui s'agitent, des formes derrière les rideaux quand les acteurs préparent le tableau suivant.


 

Je n'ai pas reconnu, tout de suite, les trois acteurs que j'avais vu sur scène, à Munich. Au début, sous les peaux de bêtes des hommes primitifs, je cherchais une grimace, un regard familier. Puis je me suis rendu compte que c'était trois autres types ! J'ai compulsé nerveusement la plaquette pendant le bug, et j'ai remarqué qu'un sournois chiffre deux s'était glissé entre le nom et le titre du spectacle: Tricicle « 2 » - Sit.

Arghh, remboursez ! Ça m'a projeté aux temps lointains lorsque Dick York avait remplacé Dick Sargeant, ou le contraire, dans Ma sorcière bien aimée. Plus jamais je n'avais pu m'identifier de la même manière à Jean-Pierre Stevens. Le Tricicle qui se décarcassait sur scène n'était pas le Tricicle que j'allais voir. D'un autre coté, ça m'a rassuré, je n'ai pas rigolé mais c'est normal du coup !


Le Tricicle historique, en espagnol "Entretres", burlesque hilarant, mais vraiment...
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /2006 21:38



Un pèle-mêle de printemps avec les premières fleurs du jardin. Les narcisses fleurissent déjà depuis deux semaines, par touffes, dans la pelouse, les bordures et aux pieds des fruitiers. Il y en a de toutes sortes, naines, les pétales blancs, ou encore entièrement jaune.. Ça rend bien, c'est stimulant ces îlots d'or au milieu de rien, et puis une fois le bulbe en place à l'automne, il n'y a plus qu'à attendre le printemps et, ce, pendant des années. Juste diviser les bulbes de temps en temps. Le rapport 'sueur / floraison' est très favorable au jardinier. La narcisse n'est pas orpheline, elle fait partie de la grande famille des Amaryllidacées, c’est une vivace dont la tige est dressée (hé-hé), un peu aplatie (ah...). Les feuilles et les bulbes peuvent être confondus avec ceux de l’ail sauvage, même si l'odeur n'y est pas et ils se révèlent amers et âcres. Les bulbes déclenchent des gastros, en cas d'ingestion ­ Comme quoi la nature est sympa, elle prévient  - ­ mais ils ont quand même produit de graves empoisonnements - ­ euh, comme quoi l'homme est con. ­ Troubles digestifs, nerveux et cardiaques, le simple fait de sucer une tige peut  provoquer une paralysie. Voilà, faut pas les manger, hin, c'est toxique.

 

 



Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 17:31

Un coin de ciel de Bretagne. La lumière est unique, surtout au lever de soleil. La nature dépasse sans forcer le meilleur des impressionnistes. Un nuage, un rayon de soleil et un petit vent, ça fait un tableau.

Pas de jardin aujourd'hui ou demain pour cause de « noeud lunaire », mardi prochain non plus pour cause d' « apogée lunaire ». Bon, repos forcé, forcement bienvenu et je pense que je vais faire le pont, lundi.

Hé, hé, hé...


Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /2006 12:15
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /2006 11:38

Un clin d'oeil à une bonne amie en lui souhaitant tout le bonheur du monde. La photo avait du être prise à Rochefort-en-Terre lors d'un concert des Casse-Pipes, au café breton. Une des meilleures reprises des Sex Pistols que j'ai entendu: Anarchy in the UK (version Great R'n'R' Swindle) en français et à l'accordéon, une java endiablée...

Montage photo aux ciseaux, à l'ancienne quoi. L'art c'est de l'artisannat !

Halala, cela ne nous rajeuni pas tout ça...


Mais aujourd'hui, c'est plutôt "la tète dans les nuages"...
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /2006 16:08
Vous pouvez fredonner l'air de "l'Amour en héritage" en lisant cette note, ça va bien ensemble.


25°, un soleil d'été vraiment agréable et déjà les premières suées. Là, pour le coup c'est les cisailles qui m'ont tué après la tonte d'hier. « Tchac-tchac », les grosses touffes que la tondeuse n'atteint pas et qu'on se dit qu'on fera plus tard. Là c'était presque trop tard. Je vais sans doute finir par passer pour un extravagant auprès du voisinage, si je continue à prendre des pissenlits en photo, m'enfin bon, c'est le deal du blog!



Le prunier s'est ébroué de tout ces pétales blancs et c'est au tour du cerisier de se déplumer au moindre souffle. Extrêmement éphémères, ces floraisons fruitières, et le sol se couvre de pétales. Depuis plusieurs années, une poupée sert d'épouvantail dans le cerisier, mais les merles rigolent.


Les myosotis profitent d'être précoces pour s'étaler avant l'arrivée du muguet, ici avec des géraniums en pot.


Les narcisses c'est fini, vive les tulipes. Celle là sont plantées au pied du pommier.

C'est la fête aux pissenlits, ce doit être la pleine saison - j'ai, quand même, un peu l'impression que c'est tout le temps, la saison des pissenlits - Ils sont magnifiques. Le pissenlit est l'ami du foie - je vais peut être attendre des temps plus difficiles avant d'en manger mais c'est une panacée.


Les feuilles, les fleurs mais aussi la racine se consomme, et pas besoin d'être 6 pieds sous terre pour ça. Torréfiée au four, réduite en poudre elle offre un succédané de chicorée tout à fait acceptable, parait-il - je vais quand même attendre des temps plus difficiles !
Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /2006 21:05
Il n'y a que Kto, la chaîne catho, pour programmer Farrebique un après midi de semaine. Il faut être un chômeur invétéré pour le voir... mais quel bonheur!

Dans l'immédiate après guerre, Georges Rouquier plante sa caméra à Farrebique, son village natal de l'Aveyron. Il en sort un film à mi-chemin du documentaire ethno-sociologique et de la fable naturaliste.

Farrebique est une longue ode au monde paysan, alors immémorial. Les travaux des champs, le puis, la table des veillées, les bêtes, les mariages et les naissances, les enterrements...

la vie s'écoule au rythme des saisons. Un pas de bourrée en sabots, entre copains quand le vin chauffe la tète, l'électricité qui arrive enfin à la ferme, pour la plus grande joie des jeunes et les inquiétudes des anciens, C'est cher!.

Les paysans comptent leurs sous et ne s'endettent pas. Le monde rural reste largement démonétisé.
 

Tourné en décors réels, avec des acteurs du cru, la plupart de sa propre famille, Farrebique est un OVNI dans la production cinématographique de 1946.

Il devance la nouvelle vague de quinze années et les paysans acteurs de Rouquier ont visiblement influencé le jeu (?) de Jean-Pierre Léaud.

Entre Jour de fête de Tati et L'Atalante de Jean Vigo, Rouquier montre les choses qu'il connaît, simplement.

J’aime le documentaire, parce qu’il est l’expression cinématographique de la vérité. Farrebique est un film «vrai» parce qu’il a été tourné dans un vrai village du Rouergue avec de vrais paysans pour interprètes. Je veux faire vrai et simple explique t-il.

Certains critiques ne se trompent pas:

"Voici un film qui vivra longtemps dans la mémoire de ceux qui auront la chance, un jour, de tomber sous son charme" (The New York Times, 24 février 1948.);

"Je suis de ceux qui sont sortis de la projection de Farrebique complètement bouleversés. Rares en effet sont les films où l'on sent à ce point la présence du cœur. Mais plus encore peut-être, ce qui m'émeut profondément dans le film de Rouquier, en même temps que cet amour de la nature d'une force lyrique extraordinaire, c'est sa pureté." (Marcel Carné, 4 octobre 1946);

"Je tiens Farrebique pour un grand événement. Un des très rares films français qui, ait pressenti la révolution réaliste dont le cinéma avait besoin (…)Un critique cinématographique, sans doute trop distingué, se plaint dans son papier d'avoir vu les vaches bouser, la pluie tomber, les moutons bêler, les paysans patoiser, de quoi, dit-il, le dégoûter de la campagne. De quoi vous dégoûter des critiques de cinéma." (André Bazin, critique).

En 1983, Rouquier retourne à Farrebique et plante sa caméra aux mêmes endroits. Pas tout à fait, la vieille ferme est abandonnée pour une maison moderne avec du formica. Le puis, le four à pain sont en ruine.

La motorisation à gagné la campagne et les champs se sont vidés des animaux.

Raoul vend sa ferme pour aller travailler en ville. Il refuse de faire des animaux en batterie, de remplir des papiers, de doser les aliments médicamenteux et les poisons insecticides.

L'industrialisation a bouleversé un mode de vie.

L'endettement est entré dans les moeurs: Il faut s'agrandir, encore s'endetter, rabbache le fils au père incrédule. Construire des bâtiment modernes et s'équiper d'une machinerie infernale. Il vend Biquefarre.

L'argument est ténu mais ce n'est pas l'important. La narration de Rouquier est précise, il dresse un tableau en forme de réquisitoire sur le renversement des valeurs.

Il n'y a rien à ajouter au montage, en parallèle, des scènes d'allaitement des veaux sous la mère, tendrement léchés, et en batterie, la tète dans un sceau, cherchant le contact,  leurs cous hors des grilles des boxes. Il montre le défilé des vaches et la traite à la chaîne.

La force du documentariste tient dans son effacement, reste un long silence accusateur. Il croque le portrait d'une campagne désormais sans animaux, celui d'un paysan ouvrier, simple rouage d'une machine qui le dépasse.

Le réalisateur est décédé à 80 ans, en 1989

Il existe dans l'écriture des sécheresses fertiles. L'écriture de Rouquier a la concision, la sérénité et la rigueur austère d'un classique. M. Morandi; Il Giorno (Venise), 1983.

Farrebique / Biquefarre, complètement ignoré en France, est régulièrement étudié dans les universités et les écoles de cinéma américaines. Il est cité par Spielberg et Coppola comme un film essentiel dans l'Histoire du 7e art.

Farrebique ou les quatre saisons; 1947; 
Grand Prix de la Critique internationale à Cannes (1946), Grand Prix du Cinéma français (1946 ), Médaille d'or à Venise (1948), Grand Epi d'or à Rome (1953). 

Biquefarre; 1983;
Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Venise 1983;  Sélection à Cannes 1983

Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /2006 20:17




Par Jean-Christophe Robert - Publié dans : Mon petit Liré
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Photos

www.flickr.com
jc22h éléments Aller à la galerie de jc22h

Their Spaces

undefinedCa vient de Vendée
MC Circulaire




Meatrix I - FR, VO
Meatrix II - FR, VO
Le problème du cavalier

 
Annuaire gratuit Webtoweb, referencement sur Internet  annuaire du pépère
ExploseBlogs : visites,audience,vote,échange,traffic,visiteurs,référencement


Annuaire Web France
Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

web citoyen

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés