Jeudi 8 février 2007


- Salut Idir tu peux m’aider pour mon devoir de français?
- Bien sûr, que puis-je faire?
- Ben voila le professeur nous a demandé de rédiger une conversation entre vous et nous dans nos français respectifs. Bon, moi je vais parler le français des livres et toi le français des beurs.
- C’est quoi le français des beurs?
- Tu sais le français que vous parlez tous là bas "wesh zi va", "bâtard paye ta clope", tu vois? Le professeur dit que tous les maghrébins parlent comme ça en France.

Voici les premières phrases MSN échangées entre moi et ma cousine du bled, étudiante en maitrise de français... [la suite]

J'arrête de relayer le Tour de France des banlieues pour des raisons aussi oiseuses que personnelles (en rupture de ppar-delta, j'avoue!). Ça continue sur le Bondy Blog d'où est extrait l'article ci-dessus.
par JCR publié dans : JP dans les grands ensembles
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Jeudi 14 décembre 2006
Hello, heureux topinambouriens. C'est J-P, gars du batiment, qui m'envoie. Alors, je m'autorise une petite intrusion pour attirer votre attention sur l'arrivée toute neuve dans les liens du Tour de France des banlieues, lancé par le Bondy Blog. Le ton des billets est franc et amusant parfois, vous les trouverez ainsi, au fur et à mesure de leurs mises à jour. Du coup j'ai pas mal sabré la liste, veuillez m'en excuser. Ils sont passés à droite de votre écran...
par JCR publié dans : JP dans les grands ensembles
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Lundi 11 décembre 2006
Une table d'écolier... Ah, l'odeur de l'encre, des cahiers neufs, de la colle cléopâtre... "Il dit non avec la tête (...) avec des craies de toutes les couleurs sur le tableau noir du malheur il dessine le visage du bonheur", Le cancre, Jacques Prévert.

"J’ai alors abandonné la dizaine d’élèves de seconde et de première qui attendaient que leurs parents soient partis au travail pour rentrer chez eux (afin qu’il n’y ait plus personne pour les ramener)..." ça commence avec une grève des bus et les quinze kilomètres jusqu'au lycée qui, à pied, avec toute la bonne volonté du monde, prendraient toute la matinée à Carmen Marie Sanchez, qui écrit ce premier papier. Puis le vieux lycée "Saint Exupéry" où la chaudière, qui a lâché l'année dernière, n'a pas été remplacée.

Sous l'impulsion de Alain Rebetez, Le tour de France des banlieues à pris le départ de Fameck en Moselle, sur le Bondy blog. La parole est donnée aux lycéens d'une douzaine d'établissements en zone d'éducation prioritaire - Moselle, Pas-de-Calais, région parisienne, Lyon et Perpignan en attendant Marseille - des tranches de vie à suivre...

Tous les élèves sont en Terminale et font une préparation Sciences Po. On peut parler de journalisme citoyen (...) Plus simplement, de jeunes gens qui portent sur leur univers, celui de la banlieue, un regard qui n'appartient qu'à eux, remarque Alain Rebetez.

Cent vingt sujets proposés par une bonne centaine de lycéens; dix-huit enseignants associés à l'opération; huit étudiantes de l'école de journalisme de Sciences Po disposées à accompagner les élèves.

Un petit coup d'oeil du coté enseignant avec le blog d'un prof de ZEP

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Mercredi 27 septembre 2006
planche complète ici




On rigolait bien au début dans la boue. Pis on en a eu marre.

Tout allait bien jusqu'à ce que survienne la sarcelitte...

La sarcellite, une invention de journalistes? Tout ça parce que Sarcelles est passée dans le giron communiste, en 1965. La faute aux grands ensembles...

Au début, tout le monde était satisfait. Les appartements tout neufs avec toutes les commodités, ça changeait des taudis et des baraques de l'après guerre. A quoi bon un équipement économique puissant et même un équipement social perfectionné, si la santé physique et morale d’une grande partie des habitants s’étiole dans un cadre de vie médiocre? disait le ministre.

Les gens auraient cependant préféré un petit pavillon, comme à Noisy-le-Sec, en mieux quand même, mais le ministre en avait décidé autrement. Ce furent de grands ensembles, pour la rapidité d'exécution et le coût. Il fallait rendre possible la construction de 240 000 logements par an et que ces logements soient édifiés aux emplacements les plus favorables, tant pour le bon rendement des activités productrices que pour le bien-être et l’épanouissement des individus. En général à la périphérie de villes.

Et pourquoi pas Sarcelle? 8000 habitants en 1954 et plus de 50 000 en 68!

Faut dire que ça dépotait dur, le long des chemins de grue. On empilait les façades, on coulait les dalles à la chaîne. Le taylorisme dans le bâtiment, ça marche. La plupart des projets reprenaient le modèle de l'unité d'habitation de Le Corbusier avec ses idées nouvelles d'aménagement intérieur.

La petite cuisine, par exemple, sensée regrouper la famille moderne dans la société de loisirs en se réunissant plutôt dans la salle à manger - en attendant la télé - c'était bien goupillé. Les équipements n'ont malheureusement pas suivi, priorité aux logements et aux économies: Ecoles, commerces, transports en communs, espaces verts, vie de quartier... Rien!

La gadoue tous les jours pendant 5 ans, pour les premiers arrivés. On les reconnaissait aux sacs plastiques sur les chaussures, les sarcellois. L'isolement laissait les rumeurs filer... Certains disaient même, enfin, la presse de droite surtout, que les copains de Jean-Pierre auraient attendu le départ des maris pour monter retrouver les femmes...

Comme si ils n'avaient pas assez de boulot comme ça... Et puis avec toutes ces dépressions et l'alcoolisme, fallait avoir salement envie quand même...

Betonnite, sarcellite, blousons noirs et délinquance... On restait à l'étroit dans la petite cuisine à se bouffer le nez en gros plan. Le manque d'insonorisation générait les conflits de voisinage et, dès qu'elles le pouvaient, les classes moyennes se payaient leurs petit pavillon.

Des études avait pourtant relevé les mêmes problèmes et surtout, le manque de grands appartements en plein baby boom...

En 1957, déjà, la désillusion avait gagné la Cité de Rotterdam, à Strasbourg, le premier des grands ensembles, livré en 53. Mais on n'arrête pas une machine aussi bien huilée quand elle est lancée.


À partir de 1958, les ZUP
(Zone à Urbaniser en Priorité), essentiellement composées de logements sociaux, envahissent la France, la concertation, ça viendra 10 ans plus tard avec les ZAC. En mars 73, sous Pompidou, grand betonneur devant lui même, une circulaire interdit la construction d'ensembles de plus de 1000 logements exclusivement composés de HLM.

Mais aujourd'hui, le virus a muté et s'attaque aux plus jeunes. La sarcellite, devenue immune à la peur du gendarme, s'élargit à la taille d'un département, la Seinesaindenite se répand, au sein des grands ensembles. Même causes, le chômages et le vieillissement du béton en plus, pires conséquences...


Si il y en a un...

En anglais, un article très interressant de The Historian par W. Brian
par JCR publié dans : JP dans les grands ensembles
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Mercredi 13 septembre 2006
(clic)


05 avril 1959, Coeurs Vaillants n° 14:
Il est à donf' JP, le pavillon de Monsieur Fournier - mes hommages à sa dame... c'était de la roupie de sansonnet à coté de ce qu'il entreprend avec les gars du bâtiment et des travaux publics: Tancarville, ça c'est du boulot. Plus de 15 000 tonnes d'acier, 700 000 rivets et 500 copains sur le pont, c'est le cas de le dire... ;)
Quel boute-en-train ce JP, mais le labeur c'est le labeur comme disait Quart Vittel dans Quai des brumes, et ce n'est pas fini, les aventures continuent...

(clic)



Jusqu'au 31/12/2006 : Un grand chantier de maintenance (peinture, serrurerie) se déroule jusqu'à la fin de l'année sur le pont de Tancarville. En fonction des contraintes engendrées par les travaux, une voie de circulation est neutralisée dans un sens ou dans l'autre en fonction de l'avancée du chantier (soit en direction Le Havre/Paris, soit en direction Paris/Le Havre). La vitesse est donc limitée à 70 km/h pour l'ensemble des véhicules empruntant le pont. Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus!


Enfin bon, depuis JP, les gars du bâtiment ont construit ça, notamment...
par JCR publié dans : JP dans les grands ensembles
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