
Une noctuelle (Helicoverpa zea), a développé une résistance à la toxine insecticide Cry1Ac du coton trans-génique (Bt). Bruce Tabashnik (université de l'Arizona), publie
dans Nature Biotechnology, les résultats de dix années d’études, notamment aux Etats-Unis et en Espagne.
L’organisme du papillon acclimaté, supporte une concentration de toxine, 500 fois supérieure. Les O.G.M.enteurs préconisent la plantation de zones refuges sans OGM, pour
maintenir des populations d’insectes 'normaux' et diluer le gène mutant (!?!). Ces zones refuges devraient couvrir au moins 80% des parcelles pour annuler la résistance en dix
ans, comme en Caroline du Sud (82%).
Via Futura-Sciences
Les verdicts sont tombés: l’association Kokopelli est lourdement condamnée : 12.000€ pour le
grainetier Baumaux; 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). Extrait du billet en ligne:
" Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique. Malgré les directives européennes,
les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences
anciennes pour tous. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli. (...)
Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses
sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté
alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale?
Kokopelli propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise,
c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions
de cultures, sans le soutien de l’agro chimie.
Voilà la faute de Kokopelli : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où
l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par
l’exemple est devenu répréhensible."
Raoul JACQUIN (communiqué complet sur le site de Kokopelli)
Phrygane et Pyrale sont des espèces très voisines dont les larves s'abritent dans des cavités durant l'automne et l'hiver avant de se transformer en nymphe au
printemps. La Phrygane construit son propre édifice tubulaire dans lequel elle séjourne, tandis que la pyrale utilise les tiges de végétaux comme le maïs, le chanvre, le tournesol.
En direct de la sixième grande extinction, votre rendez-vous de la fin du dernier monde qu'on eut...
Aujourd'hui, nous saluons la disparition annoncée de la Grande Phrygane, victime collatérale de la chasse à la Pyrale du maïs, que nous avons déjà présenté dans
ces pages.
Une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences et co-signée par des chercheurs de plusieurs universités du Midwest, montre que la toxine Bt contenue dans le maïs (néfaste à la pyrale), peut se retrouver dans les cours d'eau à coté des champs cultivés.
Le gène de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) produit une toxine qui affecte aussi la Grande Phrygane
(Phryganea grandis), un papillon dont la larve se développe en milieu aquatique et prolifère notamment sur les déchets végétaux.
Des Phrygane nourries en laboratoire avec ce maïs Bt, largement cultivé en Amérique du Nord et dans le monde, avaient une croissance diminuée de moitié et que des doses importantes du pollen qui en
est issu entraînaient la mort de plus de 40% des individus.
La lutte contre la Pyrale peut emprunter des stratégies chimiques,
biologiques (les trichogrammes parasites oophages) ou transgénétiques.
A première vue on n'imagine mal l'impact sur l'homme de la disparition d'une éphémère. Un maillon de la chaine alimentaire disparaît et un autre prend sa place... Les moustiques porteurs de
Chikungunya, par exemple.
A noter, dans le Canard du 12 décembre, qu'un champ de maïs Bt 11 à été découvert dans le canton d'Hédé (35) par des agriculteurs bio. Syngenta, propriétaire exclusif de la
semence, affirme que la parcelle a été cultivée à son insu. La semence insecticide est (jusqu'ici) interdite en France.
Via le Blogagroalimentaire (il y a un moment déjà)
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