La «fin du travail» : C'est le serpent qui l'a mangé !

Publié le par JCR

La «fin du travail» : C'est le serpent qui l'a mangé !

Traduction d'un article de Charles Hugh Smith: The Python That Ate Your Job (Of Two Minds, december 11, 2013); image pêchée au filet.

Ou plus justement, c'est un langage informatique, le Python Script, qui l'a dévoré.

Python est un langage de programmation dont la philosophie de base est résumée par des aphorismes tels que : Plutôt beau que laid ; explicite qu'implicite ; simple que complexe ; la clarté compte ; etc.

Il peut s'utiliser dans de nombreux contextes et s'adapter à tout type d'utilisation grâce à des bibliothèques spécialisées. Il est cependant particulièrement utilisé pour automatiser des tâches simples mais fastidieuses et répétitives. [Wiki]

Un cadre supérieur dans une petite entreprise de technologie a récemment raconté une histoire qui illustre la puissance de Python (entre autre) et l'évolution du travail :

La société doit se livrer régulièrement à des analyses de données, très coûteuses en terme de temps, qui nécessitent le recrutement d'un stagiaire rémunéré pour faire le travail.

Au lieu de cela, ce cadre sup' a passé quatre heures à écrire un script Python qui depuis fait le travail en quelques minutes.

Il a nommé le programme «stagiaire».

Cette histoire se répète des milliers de fois par jour pour des millions de tâches. Dans la pratique, aujourd'hui, la technologie permet d'accomplir le travail de trois personnes dans les années 80.

(…) Si vous pouvez remplacer, à un poste, un travailleur (cher en raison du coût élevé de la main-d'œuvre et des frais généraux) par un script Python qui peut être écrit en quelques heures, l'impératif financier, sous les traits de votre comptable, vous oblige à le faire...

Cette dynamique est vraie quelque soit la taille de l'entreprises (de l'auto-entreprise aux multinationales), de la petite association sportive aux structures étatiques supranationales ( villes, pays entiers, religions, etc.).

Vais-je, moi-même, qui vous écris – ndt : et moi aussi qui le traduit (avec l'aide de Google) - être dévoré par le Python? – ndt : le Dragon, qui est le serpent ancien.

D'une certaine façon, oui.

Il serait possible d'écrire un script chargé de retrouver et d'extraire parmi les milliers de notes et d'essais que j'ai déjà écrit, des mots, des phrases et des thèmes que le script serait à même de digérer et de régurgiter un texte sur un sujet spécifique.

Ancien matériau pour « nouvelle » synthèse.

Mais le script n’acquérant pas « d'expérience » de la même manière qu'un homme, il ne serait pas en mesure de reproduire des dynamiques spécifiquement humaine, telles que changer d'avis, on peut cependant imaginer lui imposer de générer de tels comportements, au hasard, pour imiter l'homme.

Le script serait-il assez bon pour attirer des lecteurs?

Peut-être; mais pour les garder « l'extraction de données » et le « filtrage par motif » [wiki], risquent fort de ne pas suffire à des lecteurs qui cherchent non seulement de la nouveauté et du style mais aussi des idées et du sens.

Tout script qui rabâche du matériel existant n'est pas capable de générer de nouvelles connaissances; il se contenterait simplement le reconditionner des idées déjà émises.

Ce qui pourrait largement faire l'affaire pour des publications très partisanes et engagées, puisque ce type de lecteurs particulier attend de lire le même matériau rabâché encore et encore.

Dans ce cas, un script pourrait reconditionner à l'infini des billets sur les thèmes de « Tous pourris » ou « Votez pour moi » – ndt : j'ai pris la liberté de changer le texte (google tient à préciser qu'il n'a rien à voir avec ce choix) avec de nouveaux titres et de légères différences de contenu, et serait tout à fait équivalent à ce que reproduisent des humains depuis qu'ils savent recopier.

Je ne doute pas que certains programmeurs astucieux aient déjà joué avec les possibilités offertes par la régurgitation de contenu, en affichant un blog écrit par un script sous un avatar humain...

Il suffirait d'accumuler un certain nombre d'anecdotes pour bricoler un faux passé suffisamment bizarre pour donner l'illusion d'une personne.

Un robot et des scripts standardisés pourraient-ils remplacer tout ce que je peux faire avec ma scie circulaire?

Il pourrait certainement faire beaucoup de tâches répétitives à un banc de travail, mais il ne serait pas capable d'intervenir sur un chantier (...) sans partenaire humain pour programmer les coupes en situation, dans le cas de tâches particulières.

En d'autres termes, le «travail» est de plus en plus une histoire de partenariat entre l'homme et la technologie.

Une collaboration qui exige de plus en plus de connaissance et de compétences particulières.

Mais si ces compétences et cette expérience peuvent être remplacées par un script Python, elles le seront.

Les organisations qui ne s'y plieront pas auront des coûts de fonctionnement beaucoup plus élevés que ceux qui adoptent les scripts.

Nous sommes déjà bien dans la « fin du travail ».

Les Pythons numériques dévorent les emplois depuis un certain temps maintenant, et cela va continuer ainsi jusqu'à ce que les seuls emplois restant soient ceux qui ne peuvent pas être entièrement remplacé par un script ou un robot qui utilise des scripts.

Topinambours et Billevesées, toujours un peu plus loin...*

Publié le par JCR

Visitez http://jcr3.free.fr/

Visitez http://jcr3.free.fr/

*Hommage

"July, she will fly, And give no warning to her flight... "

Tout d'abord j'aimerais vous embrasser, tous!

Voilà.

Ceci fait, j'aimerais embrasser encore plus chaleureusement Laura et lui souhaiter un super séjour à Hong Kong.

J'aimerais lui dire que je suis fier et heureux que le Centre de Ressources de Topinambours et Billevesées, Far Out, toujours un peu plus loin ! ai pu lui être utile, si c'est le cas.

Depuis que les américains ont racheté OverBlog, j'me sens pus chez moi... Tout est un peu différent, je ne m'y retrouve plus. Le simple fait d'éditer un billet est compliqué. Je n'ai même plus accès à mon album photo...

Faut dire que si j'ai abandonné le blog c'était pour me consacrer au développement de l'espace T&B-FO, tuppl ! (C'est moi qui ai eu l'idée du nom à rallonge, je trouve ça classe!) : Bibliothèque pour tous, Centre d'essais, Maison de la presse, Sites Internet...

Le petit blog Topinambours et Billevesées est devenu un Espace Loisirs, multiculturel pour tous !

Malheureusement, c'est beaucoup de travail et j'ai l'impression de ne pas avancer, alors que ce n'est pas le cas: quatre ouvrages de plus à mettre en ligne (Livre de Job, La vraie langue celtique de l'Abbé Boudet, etc.).

Quelques essais à peaufiner, notamment un texte sur la malédiction automobile qui me tient particulièrement à coeur, et mes idées sur le MaydayMystery.

Mon problème est essentiellement graphique et je ne trouve pas mon interface...

PS: Ceci dit et pour répondre au courrier des lecteurs, T&B/FO tuppl ! ne fait pas dans le matrimonial !

Last hope gardenning : retrouver l'innocence !

Publié le par JCR

Last hope gardenning : retrouver l'innocence !
Last hope gardenning : retrouver l'innocence !
Last hope gardenning : retrouver l'innocence !

Pendant que les limaces et les chenilles me dévorent le potager, les choux raves en premier, les betteraves ensuite.

Alors que, de toute évidence l'une des poules rousses est un coq. Quand bien même je serai résolu à empoisonner les mulots qui envahissent le poulailler, j'y arrive plus, j'ai pus la gnâque!

Les deux mains aux bout de mes bras m'ont l'air d'être celles d'un autre, même si c'est moi qui ressent les brûlures d'orties et les échardes sous les ongles, j'ai la tête ailleurs.

Je vous épargnerait volontiers la litanie de mes griefs, mais ils prennent toute la place...

A tous les niveaux, j'ai accumulé! de la cave au grenier, mes étagères sont remplies, comme victime du syndrôme de Diogène, je ne jette pas, ça me permet de ne pas oublier :

Deep Water Horizon, Tepco, Garbage Patch, AZF "mon gros loup" ; DSK, Douste Blazy, Cohn Bendit, Lang ; Cahuzac, Woerth, Longuet... "Le changement, c'est maintenant"... Mehrah, Nemmouche, Ben Laden et son successeur "le Bagdadi"...

Non j'oublie rien.

Du coup ça m'tend.

Les plantes n'aiment pas ça. J'essaye donc de contrôler mes pensées quand je suis au contact de la verdure.

Je joue avec le Magnétisme Végétal, qui consiste essentiellement dans mon cas à essayer de n'avoir que des pensées positives au contact des plantules.

Comme ça carbure dur, je dois me coller une petite chanson, un mantra, une prière au plafond et laisser mon petit vélo tourner sur le rythme, en boucle.

Cela n'a l'air de rien, mais c'est de la concentration et des efforts pour s'y tenir... dans mon cas, ça part vite dans tous les sens!

Le secret de la main verte c'est d'avoir su garder l'état d'esprit du petit enfant. Cette simplicité qui confine à l'innocence bienheureuse...

Downtown by Mrs. Miller

Publié le par JCR

Parce que Vous le valez bien...

Si, si, j'insiste. J'ai tout de suite pensé à Vous. Je sais que ça va vous plaire...

D'autres joyeusetés audio chez Anorak

Les vaches préfèrent les slows

Publié le par JCR

Les vaches préfèrent les slows

En 2012, dans le cadre d'une campagne de pub, l'Association laitière de Colombie-Britannique avait organisé le concours La musique donne plus de lait, où le public était invité à composer des chansons spécialement pour le moment de la traite, les morceaux présélectionnés par des humains étaient ensuite joués à un jury de cinq vaches Holstein.

"A Moo Down Milk Lane", une chansonnette qui rappelle fort n'importe quelle musique d'ascenseur, l'a emporté, sur la base de la quantité de lait obtenue. Les animaux semblaient, en général, préférer les slows ou les musiques de relaxation, genre Easy Listening ou New Age.

Un concours « Amusant et interactif », selon la directrice du marketing qui rappelle que « L'objectif était de créer un engouement autour du lait, et non pas de faire une étude scientifique. »

Les élevages modernes sont des endroits bruyants et il est difficile, pour une vache, exténuée après une longue journée de rumination, d'y trouver un moment de paix. Sachant que le stress peut inhiber la libération d’ocytocine - hormone clé dans la lactation. Une vache stressée n'étant pas une vache productive, leur bonheur est donc particulièrement important pour les éleveurs.

En 2001, des psychologues avaient suscité l'émoi à l'Université de Leicester en Angleterre, en démontrant qu'en passant "Everybody Hurts" de REM ou "Bridge Over Troubled Water" de Simon&Garfunkel, entre autres, la production de lait, des vaches d'une grande ferme laitière, avait augmenté de 3%, alors que sur des morceaux rapides et rythmés la quantité de lait restait identique.

Si la littérature scientifique s'est peu intéressée aux préférences musicales de l'espèce bovine, en revanche, les anecdotes abondent chez les fermiers. Depuis toujours, les éleveurs savent qu'en jouant des chansons douces à leur troupeau, ils obtiennent de meilleurs résultats.

« À l'époque où il y avait encore des stalles entravées et des chandeliers, on discutait déjà de quel genre de musique donnait plus de lait », reconnaît Kristine Spadgenske, propriétaire d'un élevage d'environ 250 vaches dans le Minnesota. « A la ferme, quand la radio n'est pas allumée, les vaches sont beaucoup plus nerveuses et se laissent moins faire. »

Les 130 Jersey de Frannie Miller, au Texas, sont branchées de préférence sur les radios Latinos, « Nos vaches tolèrent la Country-Western, mais ne supportent pas les gémissements de Willie Nelson, ça les rend nerveuses. »

Des producteurs laitiers cherchent déjà la prochaine tendance, une étude en Angleterre, a démontré que des vaches auraient produit plus de lait lors d'une lecture théâtrale des '' "Commères de Windsor'' de Shakespeare...

Voici quelques morceaux recommandés : Everybody Hurts, de REM, What a Difference A Day Makes, Aretha Franklin ; Bridge Over Troubled Water, Simon & Garfunkel ; Perfect Day, Lou Reed ; Et pour le classique, la Symphonie Pastorale, de Beethoven...

Traduction digérée de l'article original du 10 Février 2014, d'Anna O'Brien pour modernfarmer.com

Oyez, oyez la complainte d'un cul damné...

Publié le par JCR

" Nous avons découvert dans Le jardin des délices, la peinture de Hieronymus Bosch, à notre amusement, de la musique écrite sur la partie postérieure de l'un des nombreux habitants torturés de la partie la plus à droite de la peinture sensé à représenter l'enfer.
J'ai décidé de le transcrire en notation moderne, en supposant que la deuxième ligne de la portée est C (Do), comme c'est courant pour les chants de cette époque.

Donc, oui, c'est littéralement une chanson vieille de 600 ans qui surgit du fin fond de l'enfer..." explique Amélia musicienne et informaticienne (site tumblr en anglais)

" Le Jardin des délices est un triptyque du peintre néerlandais Jérôme Bosch [wiki] réalisé vers 1503 (...). Cette œuvre complexe est sans doute la peinture la plus célèbre de l'artiste, mais elle reste encore aujourd'hui assez énigmatique.

Le panneau de gauche représente Adam et Ève (...) dans le paradis terrestre, le panneau central, un jardin délicieux (...), et le panneau de droite montre les tourments de l'enfer." [wiki]

Parmi les tourments de l'enfer, les instruments de musique tiennent bonne place, notamment un luth et une vielle. L'observateur attentif découvre alors entre les deux instruments un livre ouvert et à coté une partition, délicatement notée sur le cul d'un damné

Version Midi ici, et magnifique arrangement choral du morceau chez William Ascenzo, ici

Via Métafilter (ang)

Bob Casale, fondateur de DEVO, est mort.

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Bob Casale, fondateur de DEVO, est mort.

Bob Casale est mort. Membre fondateur du groupe improbable DEVO, il était l'ingénieur du son unique, en 78, du groupe. Repérés par Brian Eno, les DEVOs enregistrent leur album phare :

Q: Are We Not Men? A: We Are Devo!

Ce qui leur vaut d'être traités de fascistes par le magazine Rolling Stones (comme quoi les journalistes sont vraiment des sacs à merde).

Nombreuses vidéos au Club DEVO

Une Réaction, Genre "vieille Ecole"...

Publié le par JCR

Une Réaction, Genre "vieille Ecole"...

"Je suis content que tu sois une fille!"

En 1970 le dessinateur américain Whitney Darrow publiait I’m Glad I’m a Boy! I’m Glad I’m a Girl! (Je suis heureux d'être un garçon, je suis contente d'être une fille!).

Manuel à l'usage des garçons et des filles -que vous pouvez découvrir en entier sur le site en anglais Anorak- il dépeint les deux petits personnages dans les situations caricaturales attribuées à leur sexe, telles qu'on les représentaient vingt ans plus tôt, dans les années 50.

Cette petite publication, satirique à l'origine, suscite l'émoi des féministes depuis sa mise en vente sur Amazon...

L'ensemble de ce charmant livre pour enfants chez Anorak

Brochette de quenelles à l'américaine ?

Publié le par JCR

Soutien du gratin à la quenelle ? Emancipation des Etats Unis de leur attachement indéfectible à Israël (Quand-même!)...

Non, le geste de la Grande Jubilation n'a pas atteint d'aussi hautes sphères... En dépit de leur médiocrité ces imbéciles ne prendraient pas le risque de mordre la main qui les nourrit.

Ces belles personnes esquissent le geste dit de "brosser son épaule" pour signifier qu'on passe à autre chose, notamment dans la situation triviale d'une séparation amoureuse. C'est bien là, le niveau de ceux pour qui vous votez.

via the truth seeker.co.uk/

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