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Topinambours et Billevesées FO/tuppl*

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Botanique et idées claires sous un ciel sombre. (*Far-Out / toujours un peu plus loin...)


Le mot - le mal - de notre temps : solastalgie

Publié par JCR sur 9 Janvier 2008, 13:07pm

Catégories : #A wonderful world

Dans un article de Wired et son blog, Clive Thompson décrit un nouveau type de tristesse: La solastalgie.

C'est le blues du C'était mieux avant, en Qu'est-ce qu'on va devenir mineur. Un mal du pays, nourri de y'a plus d'saisons, la solestalgie désigne une affectation profonde, causée par l'expérience vécue de la la perte de repères, face à la transformation de son environnement familier et, dans le même temps, du sentiment qu'on a d'en faire partie.
Le mot est composé à partir du grec et du latin, de solacium (réconfort), nostos (retour au pays) et algos (douleur).

C'est l'impression de ne plus connaître l'endroit où on habite depuis des années. Le mal du pays que l'on ressent tout en étant chez soi
. résume l'inventeur du concept, Glenn Albrecht,
professeur de Sciences de la vie et environnement à l'université de Newcastle.

En Australie, où sevit une sécheresse intense depuis plusieurs années, le  chercheur a remarqué que les habitants des régions les plus touchées devenaient tristes. La perte de leur jardin, notamment, les affectaient particulièrement: Les plantes familières ne poussent plus, les oiseaux sont partis... Nombre d'entre eux ressentaient un
profond sentiment de dépossession: la solastalgie.

Le terme est utilisé pour la première fois dans un article de la revue PAN (philosophie, activisme, nature), par Glenn Albrecht, pour désigner la détresse des habitants des régions de mines à ciel ouvert, en Nouvelle Galles du Sud. Des études sont menées auprès des populations victimes de catastrophes naturelles (ouragans, séismes).

Jusqu'ici, les répercussions psychosociales des impacts du réchauffement global ont été ignorées. Albrecht a cependant remarqué que plus rapide était le changement plus intense était la solestalgie. Nous aimons nous considérer comme des hommes du XXIe siecle mais notre sens basique d'être en connection à un terroir est encore puissant, explique Albrecht Nous n'avons pas tant évolué.

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